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    Asie-Pacifique

    Sommet de l’Asem en Birmanie: la crise des Rohingyas domine

    media Après avoir franchi la frontière à Anuman. des réfugiés Rohingyas se dirigent, dimanche 19 novembre 2017, vers le camp de Cox's Bazar. REUTERS/Mohammad Ponir Hossain

    Le 13e forum interministériel entre l'Asie et l'Europe, appelé l'Asem, s'ouvre ce lundi 20 novembre en Birmanie pour deux jours. Cette rencontre permet de renforcer les liens politiques et économiques entre une cinquantaine de pays des deux continents. L'occasion sûrement d'évoquer la plus grave crise humanitaire qui frappe l'Asie ces derniers mois : celle des Rohingyas. Plus de 600 000 personnes de cette minorité musulmane de Birmanie ont dû fuir dans des conditions terribles après l'attaque de leurs villages par l'armée birmane. Et beaucoup s'interrogent sur le manque de réaction de la dirigeante actuelle du pays, la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Reportage.

    Avec notre envoyé spécial à Kutupalong dans le sud du Bangladesh,  Sébastien Farcis

    Mayyu Ali a 26 ans. Il est ainsi né l'année où Aung San Suu Kyi recoit son prix Nobel de la paix. Et pendant toute son enfance, il considère cette militante comme une idole.

    « Mon grand-père était membre de son parti, ma mère adorait son militantisme et ils voulaient tous que je sois comme elle [ Aung San Suu Kyi ndrl ]. J'ai donc suivi son exemple. J'ai lu son livre, j'ai écouté ses discours. Chaque Rohingya espérait que si elle dirigeait notre pays, les minorités pourraient vivre en paix », raconte le jeune homme.

    En 2015, l'armée relâche son emprise sur la Birmanie et Aung San Suu Kyi prend les rênes du pays. Mais les violences contre les Rohingyas ne font alors qu'augmenter. Jusqu'au mois d'août dernier quand l'armée rase le village de Mayyu Ali et l'oblige à s'enfuir au Bangladesh.

    « Sous son administration, les militaires utilisent des hélicoptères pour attaquer des civils. Aung San Suu Kyi n'est pas seulement silencieuse, elle dément, car elle dit que ce ne sont pas les militaires qui brûlent les villages, mais les Rohingyas eux-mêmes. Comment est-ce qu'une telle personne peut rester une source d'inspiration pour moi ? C'est elle qui a brûlé mon toit et mes rêves, c'est elle qui a brûlé ma maison et mon village. Et tout mon peuple avec », poursuit le Mayyu Ali.

    Depuis trois mois, plus de 600 000 Rohingyas ont fui la Birmanie et un millier continuent à arriver chaque jour Bangladesh.


    Asem: la crise des Rohingyas domine

    L'événement ne figure pas  à l'agenda officiel. Ce sera pourtant l'un des temps forts de ce nouveau sommet de l'Asem, sur fond de crise des réfugiés rohingyas : la rencontre ce lundi entre Aung San Suu Kyi, la dirigeante birmane et la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. En guise de préparation, cette dernière a d'ailleurs visité ce dimanche plusieurs camps de réfugiés.

    L'Union européenne ne souhaite pas mettre la pression sur la Birmanie, « l'approche est et sera toujours de créer un espace de négociation », explique Federica Mogherini. Objectif : préserver la  transition démocratique de la Birmanie que cette crise pourrait fragiliser.

    Le ministre des Affaires étrangères français, Jean Yves Le Drian, sera également présent, il insistera sur l'accès à l'aide humanitaire pour les réfugiés rohingyas. Son homologue bangladais, lui, continuera de négocier le retour des Rohingyas en Birmanie. Depuis le début de la crise en août, le Bangladesh a toujours affirmé que ces réfugiés avaient vocation à retourner en Birmanie.

    Un retour que refuse le chef de l'armée birmane, selon lui, il est impossible d’accepter le nombre de personnes proposées par le Bangladesh. En trois mois, 600 000 Rohingyas ont fui la Birmanie, ce que l'ONU qualifie d'« épuration ethnique ».

    à (re) lire : Rohingyas: la Birmanie réplique à l'ONU

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