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    Rohingyas: diplomates européens et asiatiques cherchent une sortie de crise

    media La conseillère d'Etat birmane Aung San Suu Kyi (au centre) lors d'une conférence de presse au sommet de l'Asem à Naypyidaw, le 21 novembre. REUTERS/Stringer

    Le 13e sommet de l’Asem des pays asiatiques et européens s’est terminé ce mardi 21 novembre à Naypyidaw, la capitale birmane. Pendant deux jours, les ministres des Affaires étrangères se sont réunis pour évoquer le partenariat Asie-Europe, et les défis pour la paix, notamment au sujet de la Corée du Nord. Mais en marge des discussions, c’est bien la question de la crise des Rohingyas dans l’Etat d’Arakan qui a été l’objet de rencontres informelles entre les dirigeants et la conseillère d’Etat birmane Aung San Suu Kyi.

    Avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ou avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, la conseillère d’Etat Aung San Suu Kyi a redit sa volonté de mettre en place les recommandations du rapport de Kofi Annan sur la Birmanie. Et de continuer les discussions bilatérales avec le Bangladesh cette semaine, rapporte notre envoyée spéciale à Naypyidaw,  Sarah Bakaloglou.

    « Rien ne peut être fait pendant la nuit mais on pense qu’on pourra faire de gros progrès, a déclaré la conseillère d'Etat. Et on espère que les discussions vont aboutir rapidement à un protocole d’accord pour nous permettre de commencer le retour sécurisé de ceux qui ont traversé la frontière. C’est sur le critère de la résidence qu’ils seront acceptés. Il faut aussi s’assurer que la paix et la sécurité seront assurées à long-terme. »

    L’Union européenne a insisté de nouveau sur les conditions de ces retours mais a jugé « très encourageantes » les discussions sur le sujet. Au début de leur rencontre, Aung San Suu Kyi a qualifié de « très bonne » la discussion avec les Européens sur les Rohingyas, espérant que « l'aide proposée par tous nos amis soit augmentée afin d'avancer aussi vite que possible » dans le règlement de la crise.

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui a assisté à la rencontre, a expliqué que la conseillère d’Etat souhaitait développer un plan « avec à la fois l'arrêt de la violence, la mise en œuvre d'un soutien humanitaire, la perspective de retour dans le pays ». Ces trois demandes de l'ONU sont restées sans grand effet depuis le début de la crise.

    Interrogée sur les violations des droits de l’homme dans l’Etat d’Arakan, Aung San Suu Kyi a répondu : « On ne peut dire si cela s’est passé ou non. Mais nous devons être sûrs que cela n’arrivera plus. »

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