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    Asie-Pacifique

    Rohingyas: les contours de l’accord de rapatriement en Birmanie restent flous

    media Des réfugiés rohingyas près du camp de Palong Khali, à Cox's Bazar au Bangladesh, le 19 octobre 2017. REUTERS/Jorge Silva/File Photo

    D’ici deux mois, les premiers réfugiés rohingyas pourront commencer à rentrer en Birmanie, comme l’a annoncé le Bangladesh après des discussions avec la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi. Les deux pays ont trouvé un accord jeudi 23 novembre pour faire face à la fuite de plus de 620 000 musulmans depuis le mois d’août dernier.

    Avec notre correspondante à RangounSarah Bakaloglou

    Pour l’instant, peu d’éléments sur cet accord ont filtré, mais on sait tout de même que le retour des réfugiés se fera sur la base d’un ancien accord de rapatriement entre la Birmanie et le Bangladesh.

    Daté de 1992, il avait suivi là aussi un exode de cette minorité musulmane. Pour revenir, les Rohingyas devaient alors présenter des documents de résidence en Birmanie, ce que peu d’entre eux avaient. Aujourd’hui, le problème reste le même puisque la grande majorité des réfugiés n’ont soit pas de papiers, soit les ont laissés derrière eux dans des villages détruits par le feu.

    De plus, il y a quelques jours, le chef de l’armée n’a pas dit la même chose que le gouvernement birman sur les critères de retour. En effet, il a déclaré qu’il se ferait aussi sur la base de la loi sur la citoyenneté, mais ce texte a retiré la nationalité birmane aux Rohingyas il y a plus de 30 ans.

    L’inquiétude demeure toujours sur la situation des Rohingyas une fois rentrés en Birmanie. Jeudi, les deux pays n’ont pas précisé comment allait s’organiser ce retour. Reste à savoir aussi combien de Rohingyas, qui se trouvent en ce moment dans les camps au Bangladesh, voudront rentrer dans l’Etat d’Arakan après avoir subi des violences de la part de l’armée et de nombreuses discriminations.

    Rohingyas: prudence sur les modalités et les désirs de rapatriement Alexandra de Mersan, chercheuse à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), basée à Rangoun 24/11/2017 - par Carlotta Morteo Écouter

    En tout cas, cette annonce intervient alors que la Birmanie est sous pression de la communauté internationale. Le Bangladesh, lui, veut à tout prix trouver une solution pour que les réfugiés ne restent pas à sa frontière sur le long terme. Et ce, à quelques jours de la visite du pape François dans les deux pays.

    « Les conditions ne sont pas réunies »

    Le HCR estime que ces retours qui devraient commencer dans deux mois seraient « précipités ou prématurés ».

    « Les réfugiés continuent à arriver au Bangladesh, le rythme s'est ralenti mais ça ne s'est pas arrêté. C'est un signe que les conditions ne sont pas réunies pour que la Birmanie commence à les recevoir dans leur région d'origine, analyse Duniya Aslam Khan, porte-parole du Haut-commissariat pour les réfugiés. Pour que les retours soient possibles il faut que les violences s'arrêtent et que la paix revienne dans le nord de l'Arakan et que les organisations humanitaires y aient accès parce que ce n'est pas le cas pour l'instant. Nous, au HCR, demandons davantage de participation internationale dans le processus. Dans le passé, nous avons déjà participé à des accords de retour dans un cadre bilatéral et nous voulons être sûrs que les gens qui rentrent le font de façon volontaire et que leur retour se fera dans la dignité et la sécurité. Et puis les retours sont une solution à long terme. Dans l'immédiat, il faut aussi qu'on s'occupe des besoins immédiats. Il faut apporter une aide vitale aux réfugiés pour leur survie quotidienne. »

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