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    Asie-Pacifique

    Pakistan: un groupe islamiste fait démissionner le ministre de la Justice

    media Khadim Hussain Rizvi, dirigeant du parti politique islamiste Tehreek-i-Labaik Ya Rasool Allah Pakistan s'adresse aux médias depuis l’échangeur de Faizabad à Islamabad, le 27 novembre 2017. REUTERS/Caren Firouz

    La capitale du Pakistan était depuis trois semaines le théâtre de heurts violents entre la police et des islamistes. Le 28 novembre, les manifestants ont libéré la principale voie d’accès à la ville d’Islamabad, après que le ministre pakistanais de la Justice Zahid Hamid a démissionné, se pliant à l'une de leurs revendications majeures. La presse pakistanaise dénonce une « capitulation » du gouvernement face aux « fanatiques ».

    Les manifestants islamistes qui bloquaient l’axe stratégique de la capitale depuis trois semaines aux dépens de dizaines de milliers d'usagers ont quitté l'échangeur de Faizabad. « On avance. Ça fait du bien de reprendre la route », remarquait Nauman Naseer sur un groupe Facebook dédié au trafic. La satisfaction des automobilistes était réelle, dans une ville où les transports en commun sont réduits.

    Ce retour à la normale fait suite à la démission le 27 novembre du ministre de la Justice Zahid Hamid, que réclamaient les membres du Tehreek-i-Labaik Ya Rasool Allah Pakistan (TLYRAP). Ce groupe, qui veut introduire la charia dans le pays entier, l’accusait de vouloir amender la loi très controversée sur le blasphème. Après des semaines de négociations infructueuses, une tentative des forces de l'ordre de déloger les quelque 2 000 manifestants à coups de gaz lacrymogènes le 25 novembre avait échoué, faisant 7 morts, dont un policier, et plus de 200 blessés, dont 137 membres des forces de sécurité.

    Au Pakistan, il s'agit d'une question de société très sensible : toute personne coupable d'injure envers l'islam encourt la peine de mort ou la prison à perpétuité. Chaque tentative de réformer la loi provoque systématiquement des débordements, souvent mortels.

    Un retour au calme au goût de « capitulation »

    Si ce retour au calme fait la joie des automobilistes, elle symbolise selon la presse pakistanaise l’abdication du gouvernement face aux revendications des islamistes. « L'Etat capitule face aux fanatiques », titrait mardi matin le journal Pakistan Today, un avis partagé par une grande majorité des médias du pays. « L'abdication est si abjecte que l'esprit est sonné et le coeur déborde », écrivait Dawn, le principal quotidien en langue anglaise du pays.

    Le Daily Jang, principal quotidien en langue urdu, se félicitait à l'inverse du dénouement de cette crise, louant le rôle de l'armée, dont la médiation avait selon lui permis la résolution du conflit. Une médiation qui fait débat : le 27 novembre, la Haute cour d'Islamabad a fait part de « sérieuses réserves » sur l'accord de fin de crise, s'interrogeant notamment sur le rôle des généraux l'ayant signé, selon lui « au-delà du mandat » que confère la Constitution pakistanaise à l'armée.

    Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, un paramilitaire pakistanais est filmé apparemment en train de distribuer des enveloppes d'argent aux manifestants.

    Le sit-in continue à Lahore

    Le 28 novembre, quelque 300 manifestants qui avaient décidé de leur propre sit-in à Lahore, la deuxième ville du pays, refusaient de se disperser, indiquant qu'ils ne faisaient pas partie du TLYRAP et n'étaient de ce fait soumis à aucun accord.

    « Le ministre de la Justice du Pendjab doit démissionner », a affirmé lors d'une conférence de presse leur leader Ashraf Jalali, pour qui la démission du ministre fédéral Zahid Hamid n'est pas suffisante. Ses ouailles continueront leur sit-in dans l'avenue du Mall, la principale de Lahore, jusqu'à ce que leurs exigences soient satisfaites, a-t-il averti.

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