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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: Poolus, l’application de covoiturage qui crée la polémique

    media En Corée du Sud, les taxis ont vu arriver un nouveau concurrent: Poolus, une application de covoiturage qui permet à des chauffeurs non professionnels d’emmener des passagers deux fois par jour. AFP PHOTO / JUNG YEON-JE

    L’application de covoiturage « Poolus » rencontre un succès fou en Corée du Sud, qui a pourtant banni Uber de ses rues et où le covoiturage est en théorie interdit. Sans surprise, les chauffeurs de taxi sont vent debout contre ces concurrents toujours plus nombreux venus de la nouvelle économie.

    De notre correspondant à Séoul,

    Les chauffeurs de taxi coréens avaient réussi il y a trois ans à empêcher l’installation du mastodonte Uber. Mais à la place, les Coréens utilisent désormais une application très populaire appelée « Kakao Taxi », qui permet de héler en ligne un taxi dûment enregistré comme tel.

    Mais voilà qu’un nouveau et redoutable concurrent vient d’émerger : Poolus, une application de covoiturage qui permet à des chauffeurs non professionnels d’emmener des passagers deux fois par jour, quand ils vont et reviennent de leur travail. Un trajet via Poolus coûte en moyenne deux fois moins cher qu’un taxi, et l’appli rencontre un succès foudroyant : quinze mois après sa création, elle compte déjà 7,5 millions d’utilisateurs.

    Poolus profite d’une faille législative

    Pourtant, la loi coréenne interdit le covoiturage. Mais Poolus s’est engouffré dans une faille législative : une loi datant des années 1990 autorise le covoiturage quand il s’agit d’aller au travail. A l’époque, le développement foudroyant de la Corée du Sud avait permis la généralisation de l’automobile, provoquant des embouteillages monstres. Il fallait réduire le trafic.

    Problème : cette loi ne fournit pas d’horaires spécifiques. A ses débuts, Poolus autorisait deux trajets par jour en semaine, à des plages horaires limitées. Mais en novembre, l’entreprise a décidé de fonctionner 24 heures/24 et 7 jours/7, suscitant des manifestations de chauffeurs de taxi en colère. Ceux-ci y voient une concurrence déloyale. Ils estiment aussi que la sécurité des utilisateurs de Poolus n’est pas assurée.

    Une enquête ouverte

    La mairie de Séoul veut respecter l’esprit de la loi et refuse d’autoriser le covoiturage en dehors des pics de trafic. Elle a demandé à la police d’ouvrir une enquête. Mais la position de la municipalité est paradoxale, car de l’autre côté, elle essaie de réduire la forte pollution provoquée en partie par l’automobile et elle veut promouvoir l’économie du partage.

    Pendant ce temps, le succès de Poolus fait des émules : mis à la porte, Uber tente de revenir par la fenêtre en lançant une nouvelle application, Uber Share, qui ne fonctionne que le matin et le soir.

    Le conglomérat Hyundai vient d’investir 4 millions d’euros dans une autre appli de covoiturage, Luxi. Les constructeurs automobiles se préparent en effet à un futur où il y aura moins de véhicules individuels et davantage de voitures partagées qui finiront d’ailleurs par être autonomes. La partie s’annonce difficile pour les chauffeurs de taxi.

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