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    Asie-Pacifique

    Tongilchon ou le «village de la réunification» entre les deux Corées

    media L’école primaire de Tongilchon. Frédéric Ojardias/ RFI

    La frontière sur laquelle les deux Corées se font face les armes à la main depuis sept décennies est « l’endroit le plus terrifiant de la terre », selon l’ancien président américain Bill Clinton. Cette zone, la plus lourdement armée au monde, est paradoxalement baptisée « zone démilitarisée » ou DMZ. Et au beau milieu de cette DMZ, côté sud, se trouve un village de 200 habitants. Ces derniers mettent un point d’honneur à affirmer que les tensions avec le Nord ne les inquiètent pas.

    Reportage de notre correspondant en Corée du Sud, Frédéric Ojardias

    Des barbelés, des miradors, des champs de mines, des soldats, et en plein milieu, une école et une église : bienvenu à «Tongilchon», le village de la réunification. Nous sommes accompagnés par un soldat qui n’a pas le droit de donner son nom.

    « Cette zone est interdite aux civils, dit-il. Les seules personnes autorisées à vivre ici sont des familles choisies pour leur indéfectible esprit anti-communiste. Elles se voient offrir divers avantages, comme des exemptions fiscales. La fondation de ce village [en 1973] était une sorte de déclaration adressée au Nord. »

    « Les bombes ne tomberont pas ici… »

    Au loin, les émissions de propagande diffusées par les deux Corées, qui s’invectivent par haut-parleurs interposés. Il gèle à pierre fendre, -10°C. Dans la seule supérette du village, face à l’abri anti-bombe, deux agriculteurs se réchauffent autour d’un poêle électrique. « La Corée du Nord est là, juste devant nous (rire). [On voit un village nord-coréen.] Je n’ai pas peur ! Même si on vit au beau milieu des tensions, il n’y a aucune raison d’avoir peur. Et si [la guerre éclate], les bombes ne tomberont pas ici, elles passeront au-dessus ! (rire) Ici, ce sera plutôt des combats au corps à corps... »

    Bang Nae-ok, 92 ans, vit ici depuis les années 1980. « Je suis née en Corée du Nord, et je me suis réfugiée au Sud [pendant la guerre]. Je me suis installée dans ce village parce que c’est l’endroit le plus proche de mon pays natal. On ne sent aucune tension ici. C’est la Corée du Nord, c’est tout. Je vis tranquillement ! »

    Au centre du village, l’école primaire, peinte aux couleurs arc-en-ciel. Beaucoup de ses 53 écoliers viennent de l’extérieur de la zone militarisée. Kim Hee-sook est la vice-principale. « C’est moi qui ai demandé à être titularisée ici. Beaucoup de professeurs postulent pour cette école ! Je travaille ici depuis longtemps, et je ne pense pas qu’il y ait un danger. C’est une école très pacifique, de petite taille, où les enfants sont heureux. C’est pour cela qu’elle est très demandée. »

    Dans tout le village, le même refrain : la Corée du Nord ne nous fait pas peur. Une insistance presque suspecte à quelques semaines du début des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, il ne faut surtout pas inquiéter les visiteurs étrangers.

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