GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 9 Novembre
Samedi 10 Novembre
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 14 Novembre
Jeudi 15 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Asie-Pacifique

    Birmanie: l’Etat Kachin et l’Etat Shan font face à de nouveaux combats

    media Des catholiques de l'Etat de Kachin, le 23 novembre 2017, pendant leur voyage de deux jours vers la capitale Rangoon pour rencontrer le pape François. REUTERS/Ann Wang

    En Birmanie, plus de 1 400 personnes ont pris la fuite face aux combats dans le nord-est du pays. Les affrontements se sont intensifiés depuis la mi-décembre 2017 entre les militaires birmans et les groupes rebelles armés dans l’Etat Kachin et l’Etat Shan, un autre théâtre de tension avec l’Etat d’Arakan où a eu lieu la répression de l’armée contre la minorité musulmane des rohingyas.

    De notre correspondante dans la région,

    Dans l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie, 1240 personnes sont arrivées dans les camps de déplacés internes depuis la fin du mois de décembre, selon des sources locales officielles. Des personnes à qui il faut fournir des couvertures, des rations de riz, des vêtements.Selon les organisations d’aide sur place, la plupart de ces déplacés sont des femmes et des enfants. Ils ont pris la fuite après les affrontements du 27 décembre dernier : des violences entre l’armée birmane, et l’Armée de Libération Nationale Ta’ang, un des groupes rebelles armés qui combat dans l’Etat Shan.

    Dans l’Etat voisin du Kachin, plus au nord, c’est un peu moins de 200 personnes qui ont aussi pris la fuite et ont rejoint les camps de déplacés internes. Les combats se sont intensifiés en décembre entre les militaires birmans et l’Armée de l’indépendance Kachin. Les forces birmanes ont déclaré, il y a quelques jours, avoir utilisé des armes lourdes sur les camps de cette rébellion. Des zones qui sont en tout cas très difficiles d’accès pour les médias, les diplomates et les ONG.

    Des affrontements récurrents, une situation humanitaire inquiétante

    Dans l’Etat Kachin, un état dont la population est à majorité chrétienne, il y a plus de 100 000 déplacés internes donc de personnes qui ont fui leurs maisons, leurs activités à cause des violences. Là-bas, les combats ont repris en 2011, après 17 ans de cessez-le-feu avec l’Armée pour l’indépendance kachin. Elle réclame une plus grande autonomie.

    Le Kachin, c’est une région qui a de nombreuses ressources naturelles, comme par exemple le jade, une pierre précieuse. Le contrôle des mines attirent les convoitises. Dans l’Etat Shan aussi, où de nombreux groupes ethniques armés se disputent le territoire, les combats sont récurrents. Dans cet Etat, la production d’opium est toujours très importante, même si elle est en baisse selon l’ONU. Ces combats se déroulent alors que la troisième conférence de Panglong du XXIe siècle est prévue à la fin du mois en Birmanie.

    La paix, mais avec qui ?

    Les discussions de paix ne concernent pas tout le monde dans le pays. L’Armée de Libération Nationale des Ta’ang, dans l’Etat Shan n’a, par exemple, pas eu le droit de participer aux dernières conférences de paix. Les militaires birmans refusent en effet de négocier tant que la rébellion ne dépose pas les armes. Une rébellion qui comme l’Armée pour l’indépendance kachin n’a pas signé l’accord de paix de 2015. Ces deux organisations sont regroupées au sein d’une coalition, qui veut négocier comme un seul et même interlocuteur avec les autorités birmanes  que des représentants ethniques accusent de vouloir diviser pour mieux régner.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.