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    Asie-Pacifique

    JO 2018: les pom-pom girls, ambassadrices de charme de la Corée du Nord

    media Les célèbres pom-pom girls nord-coréennes (ici en 2003), ambassadrices de charme du régime, seront donc aux JO d'hiver en Corée du Sud. KIM JAE-HWAN/AFP

    La détente olympique se poursuit. Les deux Corées continuent de discuter de la venue d’une délégation du Nord à l’occasion des Jeux olympiques de PyeongChang, prévus début février au Sud. C'est entendu, Pyongyang enverra bien aussi 230 pom-pom girl aux JO, une « armée de beautés » pour encourager les athlètes nord-coréens et faire fondre les cœurs sud-coréens.

    De notre correspondant à Séoul,

    Une diplomatie des jolies filles ? Ces « pom-pom girls » sont de facto sélectionnées en fonction de leur beauté, de leur grande taille, de leurs talents en danse et en chant, ainsi que de leur loyauté à l’égard du régime et de leur « pureté idéologique ». Cette position est si prestigieuse au Nord que certaines verseraient des pots-de-vin pour être choisies !

    Ri Sol-ju, la propre femme du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, avait fait partie d’une délégation de « supportrices » envoyées au Sud en 2005. Si elles participent aux Jeux de PyeongChang, ce sera leur quatrième déplacement en Corée du Sud et le premier depuis treize ans.

    Lors de leurs premières apparitions, elles avaient provoqué une forte sensation parmi le public sud-coréen. L’une d’entre elles avait même participé à une publicité pour Samsung, aux côtés d’une chanteuse pop sud-coréenne. Les organisateurs de PyeongChang se félicitent donc: leur participation annoncée pourrait les aider à vendre plus de tickets.

    Faire l’apologie du régime et de ses ambitions nucléaires ?

    Mais l’envoi de ces pom-pom girls nord-coréennes n’est pas dénué d’objectifs très politiques. Le régime se livre à travers elles à une « opération séduction » visant le public sud-coréen mais aussi international. Il espère ainsi projeter une image de normalité, voire de sympathie.

    Les images de l’accueil qui sera fait à ces jeunes femmes seront aussi utilisées en Corée du Nord dans un objectif de propagande interne. D’ailleurs, selon le site sud-coréen Daily NK, qui dispose de sources d’information au Nord, Pyongyang a commencé dès l’année dernière à se préparer à l’envoi de ces pom-pom girls. Avant même d’offrir à Séoul de participer aux Jeux !

    « Pour la Corée du Nord, les négociations au sujet de ses brigades de propagande sont plus importantes que celles concernant ses athlètes », assure le site, qui redoute que ces jeunes femmes puissent chercher, à travers leurs chorégraphies et leurs chants, à faire l’apologie du régime et de ses ambitions nucléaires...

    Il reste des incertitudes sur l'organisation du spectacle

    L’accueil du public sud-coréen pourrait donc s'avérer moins chaleureux que lors la décennie précédente. Le programme nucléaire nord-coréen est considéré comme de plus en plus menaçant et les conservateurs sud-coréens goûtent très peu l’idée d’accueillir sur leur sol la propagande des Kim. Ils demandent donc au gouvernement de s’assurer que ces spectacles soient politiquement neutres.

    D’autres rappellent que brandir au Sud le drapeau du Nord est puni par la loi. Les Nord-Coréennes ne pourront utiliser leur drapeau que dans l’enceinte des Jeux, où s’appliquent les règles du Comité international olympique.

    Enfin, la question de la facture suscite la controverse. La Corée du Sud devrait payer le transport, la nourriture et le logement des pom-pom girls, ce qui fait grincer quelques dents. D’ailleurs, en 2014, lors des Jeux asiatiques à Incheon, Séoul avait refusé de payer et « l’armée des beautés » était restée à la maison.

    → Écouter sur RFI : Peut-on croire au dégel entre les deux Corées ?

    Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un à Pyongyang. Photo délivrée par le régime le 17 janvier 2018. KCNA/via REUTERS

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