GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 16 Février
Dimanche 17 Février
Lundi 18 Février
Mardi 19 Février
Aujourd'hui
Jeudi 21 Février
Vendredi 22 Février
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Affaire Benalla: «La sécurité du président de la République a été affectée» (président commission d'enquête sénatoriale)
    • Les Etats-Unis utilisent des «accusations imaginaires» pour sortir du traité INF (Vladimir Poutine)
    • Affaire Benalla: la commission d'enquête demande la fin des «collaborateurs officieux» de Macron (rapport)
    • France: la commission sénatoriale demande des poursuites contre Benalla, ex-proche de Macron, pour «faux témoignage»
    • Affaire Benalla: la commission d'enquête sénatoriale met en cause le témoignage de trois hauts responsables à l'Élysée (lettre à Larcher)
    • Amender le «filet de sécurité» («backstop» en anglais) est la seule solution pour éviter un Brexit dur le 29 mars (Hunt)
    • Affaire Bygmalion: le Conseil constitutionnel est saisi d'un recours de Nicolas Sarkozy contre un éventuel procès (avocat)
    • Affaire Benalla: la justice n'est pas «sous pression» affirme la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur France Info
    • Devant les deux chambres du Parlement réunies, Vladimir Poutine promet aux Russes une amélioration de leur situation «dès cette année»
    • Injures envers Alain Finkielkraut: un homme a été placé en garde à vue (parquet de Paris)
    • Après le Pakistan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en visite en Inde
    Asie-Pacifique

    Birmanie: six mois après la répression, les Rohingyas toujours dans l'attente

    media (Photo d'illustration) Des réfugiés rohingyas attendent de l'armée bangladaise l'autorisation de poursuivre leur route après avoir traversé la frontière, le 25 octobre 2017. REUTERS/Hannah McKay

    Il y a 6 mois en Birmanie, dans l'Etat de l'Arakan, débutait une vaste opération de répression de l'armée en réponse à l'attaque de postes de police par un groupe rebelle de la minorité musulmane Rohingya, entraînant la fuite au Bangladesh voisin de 700 000 Rohingyas victimes d'exactions, d'exécutions sommaires, de viols... L'ONU dénonce un nettoyage ethnique. Aujourd'hui, la situation s'est relativement apaisée et un plan a été signé entre les deux pays prévoyant leur rapatriement.

    Entre les barbelés et les soldats, les réfugiés survivent tant bien que mal, dans le dénuement et dans la peur. Ils sont 700 000 et la moitié sont des enfants. « Ils n’ont pas d’espace pour jouer librement, pas d’accès à l'éducation, assure Lucie Eches de l'ONG Save the Children. Et surtout ils ne se sentent pas en sécurité. Dans les consultations que nous avons faites récemment, ils nous ont fait part de leur peur d’être kidnappés, de leur peur d’aller chercher de l’eau, d’aller aux toilettes, de leur envie d’aller à l’école et de retrouver surtout une vie normale. »

    Aujourd'hui, c'est aussi l'arrivée de la mousson qui préoccupe Lucie Eches. « On a très peur que la situation se détériore, s'inquiète-t-elle. On sait qu’il y a à peu près 100 000 Rohingyas qui sont dans ces camps qui sont à risque d’inondation ou de glissement de terrain. En fait, il faut imaginer que le camp est sorti de nulle part, anciennement c’était une forêt. Donc c’est un terrain qui est extrêmement boueux.  La plupart des abris sont faits en bambous avec  des bâches en plastique. On pense que beaucoup ne résisteront pas à du vent ou à des fortes pluies. »

    La question du retour

    Le processus de rapatriement devait débuter le 23 janvier, mais selon les témoignages recueillis sur place, les Rohingyas refusent de rentrer en Birmanie dans les conditions actuelles. Au contraire, beaucoup d'entre eux continuent à fuir l'Arakan, où les violences n'ont pas cessé même si elles ont changé de nature.

    « On n’est plus face aux incendies systématiques de leurs habitations, viols, exécutions comme on l’a vu dans les mois précédents, explique Nina Walsh d'Amnesty International. Aujourd’hui on est plutôt sur des enlèvements de filles, de femmes, sur l’intimidation. Il y a privation de nourriture qui les pousse à fuir aujourd’hui. Et sur le chemin, quand ils essaient de traverser le Myanmar pour arriver au Bangladesh, ils sont victimes de vols systématiques de tous les biens qu’ils peuvent essayer d’emmener avec eux. »

    Des dizaines de villages rasés

    En effet les bulldozers sont à l'œuvre, au moins 55 villages ont été détruits. Le gouvernement birman explique qu'il s'agit de reconstruire la région en vue du rapatriement. Les experts sont sceptiques et pour les réfugiés, c'est un traumatisme de plus, explique Chris Lewa, présidente de l’ONG Arakan Project :

    « Toutes les traces de village adjacentes à la frontière bangladaise sont maintenant rasées. Un par un, les villages qui étaient brûlés et même ceux qui n’étaient pas brûlés et qui étaient abandonnés sont aussi rasés. Et pour les Rohingyas, c’est peut-être quelque chose d’encore plus émotionnel. On nous a dit ça. C’est-à-dire que maintenant les autorités sont en train d’effacer leur passé, les signes de leur présence dans le nord d’Arakan. »

    Empêcher de faire la vérité sur les crimes commis

    Le fait de raser les villages permet également de détruire toute preuve des atrocités qui s’y sont déroulées au mois d’août. Et jusqu’à présent, le gouvernement birman n’a pas autorisé la mission internationale établie par l’ONU d’avoir accès à la région. Et si un jour ils leur donnent l’accès, ils ne pourront plus rien y trouver.

    Selon les experts, des retours auront lieu petit à petit mais il est illusoire de penser que 700 000 personnes pourront retraverser la frontière. Et pour quelle vie ? La question reste entière : « Il n'y a toujours pas du côté de Naypyidaw de volonté politique d'inclure les Rohingyas dans la société birmane », affirme Chris Lewa.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.