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    Asie-Pacifique

    Birmanie: des bases militaires à la place des villages rohingyas, selon Amnesty

    media Le camp de réfugiés rohingyas de Kutupalong, au Bangladesh, le 23 novembre 2017. Getty Images

    La Birmanie est accusée par Amnesty International de construire des bases militaires dans d’anciens villages rohingyas. Dans un rapport publié ce lundi, l’ONG s’inquiète de l’apparition de nouvelles infrastructures, depuis le début de l’année, dans le nord de l’Etat d’Arakan, dans l’ouest du pays. Près de 700 000 personnes ont fui au Bangladesh, face à la répression de l’armée birmane, depuis fin août 2017.

    Avec notre correspondante à RangounEliza Hunt

    C’est un paysage méconnaissable par endroits que décrit Amnesty International dans son rapport. Végétation détruite, apparition de clôtures, d’héliport, de bâtiments… Avec des images satellites à l’appui, l’ONG raconte que dans au moins trois villages, des bases militaires sont en construction à l’endroit même où vivaient des rohingyas, avant que leurs maisons ne soient incendiées.

    Des réfugiés ont aussi raconté qu’on leur a demandé de quitter leurs habitations pour permettre de bâtir un nouveau site pour l’armée.

    Autre source d’inquiétude pour Amnesty : des constructions de routes qui traversent d’anciens villages rohingyas, dans le cadre du plan du gouvernement pour développer l’Etat d’Arakan, le deuxième plus pauvre du pays. Ou la construction aussi d’un centre prévu pour gérer le retour de ceux qui ont fui au Bangladesh, là où vivaient ces villageois musulmans.

    Déjà accusées d’avoir rasé aux bulldozers certaines de ces zones, les autorités birmanes avaient répondu en février que cela faisait partie du plan de reconstruction pour le retour des réfugiés. Mais pour Amnesty, même si l’interdiction de se rendre sur place empêche d’avoir une idée complète de la situation sur le terrain, les résultats de son enquête font douter sérieusement des intentions du gouvernement quant au processus de rapatriement.

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