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    Menacé par la CPI, le président philippin révoque le Statut de Rome

    media Selon les chiffres officiels, la guerre antidrogue lancée par le président Duterte a déjà fait 4000 morts. Reuters

    Le président des Philippines a annoncé, ce mercredi 14 mars 2018, que l'archipel se retirait du traité fondateur de la Cour pénale internationale. La CPI avait annoncé début février l'ouverture d'un examen préliminaire sur la campagne antidrogue menée par Rodrigo Duterte, qui a déjà fait des milliers de morts.

    « Les Philippines révoquent leur ratification du Statut de Rome avec effet immédiat », a déclaré Rodrigo Duterte par communiqué ce mercredi. Conséquence directe : Manille se retire de la Cour pénale internationale de La Haye, chargée en particulier des crimes contre l'humanité, des génocides et des crimes de guerre depuis sa création en 1998.

    L'archipel philippin avait ratifié ce traité en 2011, octroyant à la Cour de La Haye l'autorité pour enquêter sur des crimes commis sur son sol. Mais pour le président, « il est clair que la CPI est utilisée comme un outil politique contre les Philippines ». Et de dénoncer des « attaques scandaleuses, sans précédent ni fondement » contre son gouvernement et sa personne.

    Début février, La Haye a annoncé l'ouverture d'un examen préliminaire, devant permettre à la procureure de la Cour, Fatou Bensouda, de déterminer s'il existe « une base raisonnable » pour ouvrir une enquête sur la guerre antidrogue menée par le pouvoir philippin. Dès octobre 2016, Mme Bensouda s'était déclarée « profondément préoccupée » à ce sujet.

    La lutte contre la drogue en question

    En cause : les meurtres extrajudiciaires de milliers de trafiquants et toxicomanes présumés, au nombre de 4 000 d'après les statistiques officielles. « Les actes présumés que j'aurais commis ne constituent ni un génocide ni un crime de guerre », considère M. Duterte. Ces décès sont « survenus durant des opérations de police légitimes » et « n'étaient pas prémédités ».

    En février, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, avait évoqué cette guerre, et le ministre islandais des Affaires étrangères, Gudlaugur Thor Thordarson, avait appelé Manille à accepter la visite d'un rapporteur spécial des Nations unies. Aux yeux des défenseurs des droits, le bilan humain de la lutte antidrogue lancée par M. Duterte est bien minoré. Il serait trois fois supérieur selon les organisations de défense des droits de l'homme.

    Elu en 2016, le président philippin a promis d'éradiquer les trafics en tuant ceux qui les font vivre. Accusé d'appeler aux meurtres, Rodrigo Duterte avait récemment prévenu : « Il y a tellement de massacres qui ont lieu dans tous les coins d'Asie... et vous me choisissez. Vous feriez mieux de faire disparaître ça, parce que je me retirerai de la CPI. »

    Une décision qui ne prendra pas effet immédiatement

    La décision du président Duterte n’est pas une surprise : si Manille s’était d’abord dite prête à coopérer, la présidence avait ensuite affirmé que la CPI n’était pas compétente, puisqu’elle était une cour de dernier recours et que les tribunaux philippins fonctionnaient parfaitement.

    Ce mercredi, Duterte a souligné que sa décision prenait effet immédiatement. Ce devrait être plus compliqué que cela : non seulement le retrait d’un pays de la CPI met un an à prendre effet, mais en plus, et c'est ce que soulignent des députés libéraux philippins, un Etat qui se retire du traité est quand même obligé de continuer à coopérer avec la CPI sur les enquêtes criminelles qui ont commencé avant son départ…

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