GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 17 Décembre
Mardi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Afghanistan: attentat-suicide devant l'université de Kaboul

    media Sur les lieux de l'attentat à Kaboul, le 21 mars 2018. REUTERS/Omar Sobhani

    Au moins 29 personnes, pour la plupart des adolescents, ont été tuées lorsqu'un kamikaze à pied s'est fait exploser devant l'université de Kaboul, où des Afghans fêtaient Norouz, le Nouvel an perse, a annoncé, mercredi 21 mars, le ministère de l'Intérieur. Cette attaque, la cinquième dans la capitale afghane en l'espace de quelques semaines, a été revendiquée par la branche locale de l'organisation Etat islamique.

    Avec notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

    Aux abords de l’entrée principale de l’université de Kaboul, de nombreuses personnes les yeux rougis, la tête baissée, hâtent le pas en direction de l’hôpital Istiqlal qui se trouve juste à côté. C’est là qu’ont été transportées les victimes de cet attentat meurtrier.

    « Mes amis étaient à la cérémonie à la mosquée. Ils m’ont appelé pour que je les y retrouve, raconte Ahmad Ramin qui se rend aussi à l'hôpital. J’étais en chemin quand l’explosion est arrivée. Mes amis ont réussi à fuir, mais l’un d’eux est injoignable, Je l’ai appelé plusieurs fois, mais je n’ai aucune réponse. C’est pour ça, que je suis venu, ici, à sa recherche »,

    La plupart des victimes sont chiites et parmi elles, des hommes, des femmes et des enfants qui rentraient à pied chez elles après avoir participé à une cérémonie religieuse qui s’est tenue près de l’université de Kaboul et près de l’hôpital Ali Abad.

    Cérémonie au cours de laquelle les fidèles élèvent un mât sacré selon eux et orné d’un drapeau vert en mémoire d’Ali, le gendre du prophète musulman Mohammed. C’est à l’issue de ces célébrations, alors que des dizaines de familles quittaient les lieux de ce quartier à majorité hazara, la minorité chiite du pays, qu’un kamikaze s’est fait exploser.

    De nombreux corps sans vie gisaient au sol, racontent des témoins de l’explosion, entendue dans tout le quartier. Le secteur est quadrillé par la police. « Nous ne sommes pas en sécurité dans notre pays », me disait un jeune âgé de 19 ans vivant dans ce quartier.

    Nazir voulait aussi participer aux célébrations, mais son père l’en a empêché. « C’est la routine pour la population en Afghanistan. Le gouvernement, les personnes haut placées ne font rien pour protéger la population, ils ne sont pas capables de la protéger. Aujourd’hui c’est le nouvel An, les gens font la fête et une attaque se produit. C’est pour ça que ma famille ne m’a pas laissé aller à la mosquée », explique-t-il.

    A Kaboul, la sécurité a pourtant été renforcée à l’occasion de Norouz, le nouvel An persan qui est considéré comme une célébration impie par les extrémistes religieux du pays.

    En octobre 2016, la mosquée en faïence bleue, située à quelques pas, avait déjà été visée dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.