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    Asie-Pacifique

    A Nauru, les demandeurs d'asile perdent la Haute Cour australienne

    media Le président de Nauru, Baron Divavesi Waqa, et le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull, en avril 2017 à Sydney. SAHLAN HAYES / AUSTRALIAN PRIME MINISTER'S OFFICE / AFP

    Sur l'île de Nauru, un Etat insulaire d'Océanie, le gouvernement australien a mis en place un centre pour traiter les demandes d'asile. Mais depuis deux semaines, l'île a coupé ses liens avec la Haute Cour d'Australie. Depuis 1976, cette juridiction australienne faisait office d'arbitre final dans le système judiciaire de Nauru. Or, la plupart des recours qui lui parvenaient concernaient des demandeurs d'asile.

    Depuis des années, des demandeurs d'asile qui tentent d'entrer sur le territoire australien sont envoyés par Canberra dans des pays étrangers, parqués dans des camps de rétention sur les îles Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée et sur l'île de Nauru, la plus petite République du monde.

    Plusieurs centaines de demandeurs d'asile vivent aujourd'hui sur l'île de Nauru dans des conditions régulièrement dépeintes comme inhumaines : agressions, sévices sexuels, souffrances morales, accès aux soins quasi-inexistant. « Un enfer », « une prison à ciel ouvert », selon des témoignages de réfugiés.

    Aux yeux de certains détracteurs du camp de Nauru, micro-Etat insulaire qui compte à peine 10 000 habitants, l'objectif pour le gouvernement australien consiste tout bonnement à infliger suffisamment de souffrance dans ces camps de rétention à l'étranger pour dissuader les candidats de venir en Australie.

    Jusqu'ici, les personnes pouvaient faire appel de décisions de justice devant la Haute Cour australienne concernant leur statut de réfugié, mais aujourd'hui, cette voie de recours est caduque. Nauru a en effet décidé de rompre les liens avec la justice australienne - une décision que n'a pas encore approuvé le Parlement.

    Inquiétude grandissante sur le respect des droits des demandeurs d'asile

    « Ce changement reflète notre confiance en nous en tant qu'Etat-nation et renforce notre souveraineté », a tweeté le gouvernement de Nauru.

    Mais des avocats australiens dénoncent cette situation. D'autant que Nauru ne dispose d'aucune cour d'appel de substitution pour l'instant.

    Nauru assure que les cas traités actuellement par la Haute Cour australienne ne seront pas affectés par sa décision. Mais « sans un droit d'appel indépendant, les demandeurs d'asile risquent de se retrouver en danger, y compris de mort », s'inquiète l'avocat des droits de l'homme australien George Newhouse.

    Le gouvernement assure qu'une cour d'appel locale va être établie. Et de son côté, l'Australie soutient l'île dans sa volonté souveraine « de mettre fin au traité avant le 50e anniversaire de l'indépendance du pays », selon les mots de la ministre des Affaires étrangères australienne, Julie Bishop.

    Nauru a toujours réfuté les allégations concernant le camp. En 2015, la Nouvelle-Zélande a suspendu son aide étrangère à l'île. Le micro-Etat avait suscité des inquiétudes en adoptant des lois prévoyant de lourdes peines de prison pour les manifestants politiques et restreignant l'accès à des sites tels que Facebook.

    → À relire : La condition des migrants retenus par l'Australie dans l'océan

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