GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 17 Décembre
Mardi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • COP24: la communauté internationale adopte les règles d'application de l'accord de Paris sur le climat
    Asie-Pacifique

    Crise des Rohingyas: Facebook a-t-il contribué à propager la haine en Birmanie?

    media Le camp de réfugiés rohingyas de Kutupalong, au Bangladesh, le 23 novembre 2017. Marcus Valance/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

    Un rapport de l'Institute for War and Peace reporting (IWPR) révèle que des discours de haine se sont répandus sur Facebook au début de la crise des Rohingyas en Birmanie en 2017. Les experts reprochent au réseau social d’avoir provoqué le chaos en Birmanie.

    L’étude de l’IWPR pointe qu’une tendance très nette s’est développée en quelques mois, au début de la crise. L’analyste Alan Davis, qui travaille pour l’institut, souligne que si les discours de haine sur le réseau social sont d’abord apparus de « manière désorganisée », cela a changé « au fur et à mesure ».

    « Ils sont devenus davantage déterminés et même militarisés. Par "militarisés", j’entends qu’ils rapportaient par exemple que des mosquées à Rangoun étaient utilisées pour stocker des armes ou bien que certains membres arboraient le drapeau noir et blanc de Daech alors que ce n’était clairement pas le cas… »

    Des rumeurs qui, sur Facebook, ont trouvé un public, déplore Alan Davis. « Mais le problème, c’est que je crains que certaines personnes y aient véritablement cru et que se soient réellement mises à diaboliser certaines factions de la communauté et à les harceler ». Et aujourd’hui, le mal est fait selon l’analyste. « Le problème est que l'on a sûrement déjà atteint un point de non-retour. On peut déjà constater les dégâts et c'est très difficile de revenir en arrière. »

    Mais il pointe aussi la responsabilité de la communauté internationale dans la situation actuelle. « Ce qui nous inquiète le plus c'est que tout cela était évident et la communauté internationale n'a pas pris la mesure de ce qui était en train de se passer. On s'est bien trop concentré sur ce qu'il se passait par rapport aux élections, on pensait que si Suu Kyi était libérée [de sa maison d'arrêt, Ndlr], tout se passerait bien. Sauf qu'à aucun moment nous nous sommes dit que construire une nation, une démocratie, était un ouvrage "salissant". C'est pour cela que la communauté internationale est, tout autant que Facebook, responsable de la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui. »

    Par ailleurs, le ministre birman des Affaires sociales, de l'aide et du relogement, Win Myat Aye, va se rendre dans les camps de réfugiés rohingyas au Bangladesh pour la première fois depuis que les exactions de l'armée ont poussé près de 700 000 membres de cette minorité musulmane à fuir la Birmanie depuis août 2017.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.