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    Asie-Pacifique

    Le Bhoutan élit ses «sages»

    media Vue générale de Thimphou, la capitale du Bhoutan. DIPTENDU DUTTA / AFP

    Le pays du Bonheur national brut désigne ce vendredi 20 avril les représentants de sa Chambre haute, le Conseil national. Cette instance apolitique a joué un rôle de contrepouvoir accru sous la dernière législature. Au cœur de la campagne, la question de l’endettement et du développement des barrages hydroélectriques. 432 000 électeurs sont appelés aux urnes pour la troisième élection démocratique du pays.

    Que les choses soient claires : « le Bhoutan n’est pas le pays du bonheur », précise Françoise Pommaret, directeur de recherche du CNRS et professeur associée à l'Université royale du Bhoutan. « Le Bhoutan veut appliquer une politique alternative de développement qui s’appelle le Bonheur national brut », poursuit-elle. Et les Bhoutanais ont eux aussi des problèmes.

    Ainsi, si tous les citoyens du petit royaume himalayen bénéficient désormais d’une scolarisation élémentaire gratuite, le système éducatif doit encore relever de nombreux défis, dont celui du chômage des jeunes. « Le taux de chômage chez les moins de 24 ans est de 9 %, alors qu’il est de 2,5 % pour l’ensemble de la population, explique Françoise Pommaret. Dans une société très largement rurale, beaucoup de jeunes diplômés du supérieur ne trouvent pas de travail correspondant en rapport avec leurs cursus, qui souvent ne correspondent pas aux besoins des secteurs manuels. L’enseignement professionnel doit être développé. »

    Mais ce sont les questions économiques qui ont dominé le débat électoral. Il a beaucoup été question par exemple de la construction des centrales hydroélectriques, en plein  développement, rapporte Françoise Pommaret. « Ces centrales sont construites avec l’aide de l’Inde, or le pays est très endetté. Certains chantiers ont pris du retard, pendant ce temps la dette court, et c’est un sujet dont tout le monde parle ». Le Bhoutan est l’un pays les plus endettés de la planète, en particulier vis-à-vis de New Delhi, son bailleur de fonds historique, et la question était déjà au cœur de la campagne de 2013.

    Le Conseil national, garde-fou législatif

    Les élections à la Chambre haute n’apporteront certes pas de changement politique immédiat au Bhoutan, mais les membres du Conseil national ont joué un rôle accru et important pendant la dernière législature, explique Françoise Pommaret. « Le Conseil national joue parfois le rôle d’opposition. On ne se doutait absolument que ses élus endosseraient cette fonction, mais ils ont pris de plus en plus de poids. A l’Assemblée nationale, face au parti majoritaire, le deuxième parti est relativement faible, et n’a pas exercé un contrôle aussi ferme que celui d’une véritable opposition. Donc c’est un peu le Conseil national qui a servi de garde-fou face à certains projets législatifs ».  

    Vendredi, les Bhoutanais désigneront 20 élus parmi 127 candidats (la Chambre comprend 25 membres dont 5 sont nommés par le roi). Ces « sages », qui ne doivent pas avoir d’appartenance à un parti politique, représentent les districts (ou régions) du pays. Très respectés dans la société, ils sont souvent issus des classes intellectuelles : enseignants, journalistes, fonctionnaires internationaux, ou encore « fermiers éduqués ».

    « Le scrutin est très ouvert cette année et la vitalité démocratique est réelle », commente Françoise Pommaret, dix ans après l’avènement de la monarchie constitutionnelle. Prochain test pour le gouvernement du Premier ministre Tshering Togbay : l’élection de l’Assemblée nationale, à l’automne prochain.

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