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    Asie-Pacifique

    Bangladesh: 5 ans après le Rana Plaza, les progrès de l'industrie du bâtiment

    media Les décombres du Rana Plaza de Dacca, le 24 avril 2013. REUTERS/Andrew Biraj

    Le 24 avril 2013, un immeuble de huit étages abritant des ateliers de confection textile s'écroule en banlieue de Dacca, au Bangladesh. L’effondrement du Rana Plaza a causé la mort de 1 134 personnes, devenant l'accident le plus meurtrier du secteur. Mais ce drame a également forcé l'industrie à réagir. Et quelques semaines après, une organisation indépendante de contrôle, appelée l'Accord, a vu le jour. Son mandat de 5 ans se termine dans quelques semaines.

    Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

    Depuis cinq ans, le travail abattu par l'Accord est énorme; plus de 1 600 usines inspectées, 90 000 problèmes de sécurité détectés, et 84% de ces défauts corrigés. Ceci grâce aux investissements des marques occidentales et de leurs sous-traitants, pour l'installation de portes à incendie ou l'amélioration du système électrique.

    Les problèmes qui restent concernent souvent la structure même des bâtiments. « Aucun des bâtiments n'a respecté les plans des architectes, explique Rob Wayss, directeur de l'Accord. Certains ont été dessinés pour comprendre 4 étages, et quand on va sur place, il y a 7 étages ! Or les colonnes et les poutres sont pour un immeuble de 4 étages. Parfois, ils doivent donc enlever des étages. Mais avant d'en arriver là, ils doivent faire des études d'ingénieur que nous corrigeons 10 fois pour être acceptables. Cela prend donc beaucoup de temps. »

    C'est ce rajout illégal d'étages qui a causé l'effondrement du Rana Plaza, mais certains patrons bangladais refusent toujours ces améliorations. Une centaine d'entreprises sur 1 600 ont ainsi dû sortir de l'Accord. Ce qui signifie qu'elles ne peuvent plus traiter avec les marques occidentales signataires.

    À partir du 1er juin, le mandat de l'Accord sera renouvelé pour trois ans, avec pour but de transférer à la fin cette mission d'inspection aux autorités locales. Si les conditions le permettent.

    Bangladesh: défendre le droit du travail, 5 ans après le drame du Rana Plaza

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