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    Asie-Pacifique

    Crise des Rohingyas: le Conseil de sécurité de l'ONU en visite en Birmanie

    media Des représentants du Conseil de sécurité de l'ONU lors de leur arrivée à l'aéroport de Cox's Bazar, à proximité d'un camp de réfugiés rohingyas, le 28 avril 2018. REUTERS/Michelle Nichols

    Après le Bangladesh, le Conseil de sécurité de l'ONU se rend ce lundi 30 avril en Birmanie. Une visite attendue dans le contexte de crise des Rohingyas et reportée à plusieurs reprises. L'ONU a dénoncé le nettoyage ethnique visant les Rohingyas, une accusation rejetée par le pays. Près de 700 000 personnes de cette minorité musulmane ont fui au Bangladesh les violences de l'armée birmane. Au programme de ces deux jours pour les ambassadeurs des Nations unies, une rencontre avec la dirigeante Aung San Suu Kyi et le survol de l'Etat de l'Arakan.

    Avec notre correspondante à Rangoun, Eliza Hunt

    Pour l'ambassadeur du Koweït, qui fait partie de la délégation du Conseil de sécurité, il ne s'agit pas de « mettre la honte sur la Birmanie » mais de montrer leur volonté de résoudre cette crise, notamment sur la question du retour des réfugiés du Bangladesh. Pour l'instant, selon l'ONU, les conditions ne sont pas propices à un rapatriement.

    Pour l'organisation Human Rights Watch, le Conseil doit pousser la Birmanie à admettre les crimes de l'armée. « Le Conseil de sécurité doit reconnaitre que les Rohingyas ne se sentiront pas en sécurité tant que le gouvernement vivra dans le déni et doit le pousser à coopérer avec les enquêteurs de l'ONU et à ouvrir la région aux observateurs indépendants », affirme  Kenneth Roth, le directeur exécutif d'HRW.

    Jusqu'ici, les actions du Conseil de sécurité ont été insuffisantes selon HRW. Aucune résolution n'a été proposée sur les Rohingyas, par crainte d'un veto de la Chine, alliée de la Birmanie.

    « Malheureusement, nous n'avons jamais essayé de voir si la Chine allait vraiment poser son véto ou non. Et le manque de résolution du Conseil de sécurité a montré à la Birmanie qu'elle pouvait commettre ces crimes en toute impunité », déplore Kenneth Roth.

    L'organisation demande donc que la Cour pénale internationale soit saisie par l'ONU.  La CPI est d'ailleurs en train d'examiner si la Birmanie peut être poursuivie, même si le pays n'a jamais reconnu son autorité.

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