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    Asie-Pacifique

    La Thaïlande, quatre ans après le coup d'Etat de la junte

    media L'armée nationale thaïlandaise en parade à Bangkok, le 18 janvier 2016. REUTERS/Chaiwat Subprasom

    En Thaïlande, cela fait quatre ans que les militaires se sont emparés du pouvoir par un coup d’Etat. Ils avaient renversé en mai 2014 un gouvernement élu. C’est la plus longue période de régime militaire en Thaïlande depuis les années 1970. Le bilan est contrasté : l’ordre a été rétabli, mais la répression des libertés publiques est mal vécue.

    La grande promesse de la junte quand elle s’est emparée du pouvoir il y a quatre ans, était de réformer les institutions du pays. Avant le coup d’Etat de 2014, il y avait eu six mois de manifestations contre le gouvernement élu de l’époque pour dénoncer la corruption et demander des réformes.

    Ces réformes souhaitées portaient surtout sur l’instauration de mécanisme pour prévenir et empêcher les pratiques de corruption tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

    Le régime militaire a pris quelques dispositions, démantelant par exemple un vaste réseau de corruption au sein des services sociaux de l’administration, mais à chaque fois qu’un cas de corruption impliquait un militaire de haut rang, l’affaire était étouffée. Petit à petit, une partie des Thaïlandais s’est lassée de ce régime deux poids, deux mesures.

    Tensions politiques

    Après des mois de manifestations, la junte a réussi à rétablir l’ordre dans une très grande mesure. Il y a quelques petites manifestations d’opposition à la junte, mais elles sont marginales. Le régime militaire a publié une série de décrets interdisant les rassemblements politiques et toutes les activités des partis politiques. Un simple commentaire critique sur Facebook peut mener à une arrestation.

    Dès lors, la peur règne et beaucoup de ceux qui voudraient protester restent silencieux. En revanche, il n’y a pas eu du tout de réconciliation politique entre les deux grands camps qui s’affrontaient avant le coup d’État : les élites conservatrices qui s’appuient sur la monarchie, la bureaucratie et les grandes corporations, et les Thaïlandais du bas de l’échelle sociale, notamment les paysans des provinces du nord et du nord-est.

    Les tensions sont aussi vives qu’avant le coup d’État, mais comme elles bouillonnent sous la surface, elles sont tout simplement moins visibles.

    Elections à venir

    Après quatre ans d’un pouvoir aux mains de l’armée, des élections sont annoncées en février prochain. Mais il n’est pas dit que les militaires quittent pour autant la scène politique thaïlandaise.

    Car l’essentiel du travail effectué par la junte ces quatre dernières années a visé à consolider son pouvoir de manière à le pérenniser, un peu comme les militaires birmans l’avaient fait sous le général Ne Win. La Constitution rédigée sous la férule des militaires leur permet de contrôler le gouvernement élu soit directement soit indirectement, avec un Sénat entièrement nommé par leurs soins.

    Mais au-delà de la Constitution, ils ont militarisé en profondeur la société thaïlandaise, en créant par exemple des organes militaires au niveau local pour contrôler les mouvements politiques. Ils ont aussi soudoyé certains politiciens influents pour que ceux-ci soutiennent l’actuel chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, comme éventuel Premier ministre après les élections.

    De nombreux éléments laissent à penser que les militaires visent à continuer à contrôler le pays pour les cinq ans à venir et peut-être même au-delà.

    Lire aussi : «Ten Years Thailand», quatre réalisateurs thaïlandais imaginent le futur, rfi, 24/5/2018

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