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    Asie-Pacifique

    Guerre commerciale: la Chine fait les yeux doux à l’Europe

    media Le président du Conseil européen, Donald Tusk, le Premier ministre chinois, Li Kegiang et le président de la Comission européenne Jean-Claude Junker le 16 juillet 2018 à Pékin. REUTERS/Thomas Peter

    L’Union européenne et la Chine sont-elles des « ennemies » pour les Etats-Unis ? C’est en tout cas ce que Donald Trump a déclaré dans une interview. Mises ainsi dans le même sac par le président américain, elles auraient donc intérêt à s'unir. L’occasion s’est présentée lundi 16 juillet, lors du 20ème sommet UE-Chine. Pékin a lancé une offensive de charme vers l’Europe mais cela met Bruxelles dans l’embarras.

    Depuis que Donald Trump met la Chine dos au mur avec une batterie de sanctions, Pékin se cherche des alliés pour faire bloc contre les Etats-Unis. « La Chine et l’Europe doivent résister au protectionnisme, la main dans la main », trompète la presse officielle. « Maintenant que la Chine est visée par une guerre commerciale, l’Europe devient encore plus importante pour nous », plaide l’économiste Tu Xinquan, doyen de l’Institut chinois pour les Etudes sur l’OMC, « les deux parties doivent coopérer pour affronter le protectionnisme et l’unilatéralisme américain. Nous partageons plus que jamais des intérêts communs. »

    Dans les coulisses du sommet annuel ce lundi 16 juillet à Pékin, les diplomates européens s’en frottaient les mains. Rarement Pékin s’est montré aussi ouvert au dialogue. Six accords ont pu être signés, notamment dans les domaines du commerce et du changement climatique, alors que les deux sommets précédents s’étaient soldés par un échec.

    Le moment est propice pour aborder les sujets qui fâchent, a confirmé à RFI Hans-Dietmar Schweisgut, l’ambassadeur de l’Union européenne auprès de la Chine. « Nous pensons par exemple aux subventions et au rôle des entreprises d’Etat, nous pensons à la pression exercée pour transférer nos technologies, aux décisions discriminatoires contre les entreprises étrangères. Il y a une multitude de mesures que la Chine doit prendre à bras le corps dès à présent. »

    Bruxelles en position délicate

    Mais les Européens ne sont pas dupes et ne comptent pas se jeter dans la gueule du loup. L’offensive de charme chinoise place Bruxelles dans une position délicate. Même si les Européens ne sont pas d’accords avec les méthodes musclées de Donald Trump et même s’ils sont eux-mêmes la cible de la colère américaine, sur le fond, les Ving-huit partagent quand même cet avis : la Chine viole les règles du commerce mondial. Hans-Dietmar Schweisgut ne veut donc pas parler d’un « front commun ». « Il n’y aura pas d’alliance avec la Chine contre les Etats-Unis, et nous attendons de la Chine qu’elle prenne au sérieux les inquiétudes américaines que nous partageons sur les pratiques commerciales chinoises. Le multilatéralisme ne peut pas se limiter à un engagement verbal. La Chine doit encore nous prouver sa bonne foi. », a-t-il affirmé.

    Les sociétés européennes dénoncent régulièrement un climat des affaires hostile. Dans un récent sondage de la Chambre de commerce européenne basée à Pékin, une entreprise européenne sur deux estime en effet être traitée de façon « défavorable » par rapport à la concurrence locale. Et une entreprise sur cinq se dit victime de transferts forcés de technologie.

    Pékin assure : « Nous avons déjà ouvert nos portes »

    Pourtant, si l’on en croit le Premier ministre Li Keqiang, la Chine a déjà fait une grande partie de ses devoirs. « Nous avons déjà ouvert notre porte et l’ouvrirons encore plus grande », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse aux côtés du président du Conseil européen Donald Tusk et du chef de la Commission Jean-Claude Juncker. « Nous réduisons les tarifs douaniers pour des produits importés dont les consommateurs chinois et nos entreprises ont besoin. Nous avons par exemple supprimé les droits de douane pour les médicaments, et nous allons faire en sorte que les compagnies étrangères, surtout les européennes, investissent davantage chez nous. Elles seront traitées sur un pied d’égalité. »

    Pour l’heure, le compte n’y est pourtant pas, a rappelé Jean-Claude Juncker. En 2017, les Chinois ont investi pour 30 milliards d’euros en Europe, alors que les Européens eux n’ont pu investir qu’à hauteur de six milliards d’euros en Chine. Accablé par Washington, Pékin fait en effet les beaux yeux à Bruxelles.

    Mais même si l’UE et la Chine échangent chaque jour des marchandises pour une valeur de 1,5 milliard d’euros, les Etats-Unis restent toujours le partenaire commercial numéro un des Européens, bien avant Pékin.

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