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    Asie-Pacifique

    Mourir en Chine: les funérailles «bio» n’ont pas la cote

    media La place Tian'anmen, où se trouve la Cité interdite et le mausolée de Mao Zedong, le 4 juin 2018. Fred DUFOUR / AFP

    Comment trouver sa dernière demeure dans un pays qui compte 1,4 milliard de citoyens et où bon nombre de villes sont surpeuplées ? Si le grand timonier Mao Zedong repose lui dans un mausolée grandiose sur la place Tiananmen au beau milieu de Pékin, pour les Chinois lambda, c’est une autre histoire : certaines localités comme celle du Jiangxi, dans le sud-est du pays, font du zèle en appliquant une politique « zéro enterrement ». Mais les crémations, les croisières funéraires ou encore les urnes biodégradables préférées par les autorités n’ont pas que des amis.

    Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

    Ces funérailles « bio » n’ont pas la cote, car beaucoup de Chinois, surtout à la campagne, économisent pendant toute une vie pour s’offrir un cercueil pimpant – fabriqué sur mesure et entreposé au fond du jardin pour attendre le jour J. C'est une tradition qui a la vie dure, car elle est censée apporter la longévité.

    La police a alors lancé une opération musclée qui a donc évidemment choqué. Sur des images et vidéos qui circulent sur les réseaux, on voit des pelleteuses s’attaquer à des tas de cercueils qui finissent en morceaux, sur la décharge. D’autres images montrent des séniors s’accrochant désespérément à leur future demeure. Mais rien ne semble arrêter la police. Certains corps ont même été exhumés – le tout avec l’objectif de faire place nette afin de préserver les sols : une politique qui s’appelle « zéro enterrement ».

    Rendre son cercueil contre 200 euros

    Comme la localité du Jiangxi, beaucoup d’autres régions se sont fixé un délai : d’ici septembre, elles comptent devenir des « zones 100% crémation ». Exit donc les funérailles coûteuses, voire extravagantes, et il est interdit de stocker un cercueil chez soi. Pour y arriver, les gouvernements locaux ont lancé des appels au volontariat. Les Chinois peuvent rendre leur cercueil et obtenir, en échange, un dédommagement d'environ 200 euros. Ceux qui refusent voient leurs cercueils confisqués. Mais même le Quotidien du Peuple, pourtant peu connu pour être une voix critique, s’en émeut et parle de « mesures barbares ».

    Le gouvernement propose des « croisières funéraires » ou des arbres à la place des pierres tombales

    Le gouvernement central essaie de favoriser ces initiatives. Parmi celles-ci, Pékin propose des « croisières funéraires » tous frais payés à hauteur de 500 euros - jusqu’à six personnes d’une même famille peuvent monter à bord d’un bateau dédié qui permet aux proches de disperser les cendres de leur bien-aimé dans la mer. Autre option, également subventionnée : des urnes biodégradables enterrées à l’endroit où l’on plante ensuite un arbre qui remplace la pierre tombale.

    L’objectif annoncé est d’attendre 50% de funérailles écologiques d’ici 2020. Mais tout le monde n’est pas partant : en 2014, six personnes âgées se sont même donné la mort dans l’Anhui… par crainte qu’une réforme ne puisse les empêcher de trouver le repos dans le cercueil déjà acheté.

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