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    Asie-Pacifique

    [Reportage] Il y a un an commençait l'exode des Rohingyas

    media Des enfants rohingyas dans le camp de Kutupalong au Bangladesh le 22 août 2018. REUTERS/Mohammad Ponir Hossain

    Le 25 août 2017 est une date dont se rappellent désormais près de 700 000 rohingyas, cette minorité musulmane victime de « nettoyage ethnique » selon l’ONU. Il y a un an commençait leur exode vers le Bangladesh, fuyant les violences de l’armée birmane et un pays qui les considère comme des migrants illégaux. Malgré un accord avec le Bangladesh, le processus de rapatriement est toujours au point mort et la vie dans les camps bien difficile.

    Avec notre envoyée spéciale à Kutupalong, Eliza Hunt

    C’est un abri en bambou d’une dizaine de mètres carrés, il est séparé en deux par une sorte de cloison. Un semblant d’intimité pour cette famille qui compte dix enfants. Mais pour Aïcha, la mère, ce n’est pas le plus difficile. « On a une vie horrible ici. Ce n’est pas un endroit sûr pour les femmes et les enfants, surtout la nuit, déplore-t-elle. Il n’y a pas de sécurité… Les soldats du Bangladesh quittent le camp à la tombée du jour. Nous avons peur ».

    Il y a de l’insécurité aussi quand la famille va chercher du bois dans les forêts voisines dans les forêts voisines. Son frère s’est fait poignarder la semaine dernière par des locaux. Mais malgré les conditions de vie, ici dans les camps, pas question de rentrer confie Nabil, le mari d’Aïcha, torturé par l’armée birmane l’an dernier.

    « Le gouvernement nous a déjà trop menti. Ils sont très bons pour parler dans le vent, mais les actes ne suivent pas. Ils disent qu’ils sont prêts à nous recevoir, mais si c’est sans nous garantir notre sécurité, et la citoyenneté, cela veut dire que ce n’est pas sincère ! », explique-t-il.

    En attendant, cette famille rohingya dépend de l’aide des organisations humanitaires pour survivre, car ils n’ont pas le droit de travailler dans le pays ou même de sortir du camp.

    Je n'avais pas de revenu, je ne pouvais pas sortir de la ville, donc j'avais peur de mourir de faim, le gouvernement essaye de nous affamer. Les autorités ne nous apportent aucun soutien, aucune création d'emploi. Partout, il y a des checkpoints. Ils me demandent: "vous avez une autorisation ? Un document ? où vous allez ?" Et depuis l'an dernier, c'est pire. Une situation horrible, jour après jour. Les habitants ont peur que les attaques comme l'an dernier se répètent encore et encore. Certains extrémistes bouddhistes étaient mes voisins. Je ne les aimais pas parce à chaque fois ils me disaient : "tu n'es pas un citoyen de ce pays". Ils étaient discriminants envers moi. Alors, pourquoi rester ?

    [Témoignage] Noor Alom a fui la Birmanie il y a tout juste 10 jours 24/08/2018 - par Eliza Hunt Écouter
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