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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: l’exemption d’athlètes repose la question du service militaire

    media Le footballeur sud-coréen Son Heung-min fête l'or de son équipe lors des Jeux asiatiques, le 1er septembre 2018 à Bogor, en Indonésie. REUTERS/Athit Perawongmetha

    Aux Jeux asiatiques à Jakarta, plusieurs athlètes sud-coréens ont remporté des médailles, notamment l’or au football, et ont ainsi réussi à échapper au long service militaire obligatoire. Séoul accorde en effet une exemption à tout athlète ayant remporté une médaille lors de Jeux olympiques, une règle qui suscite une vive controverse en Corée du Sud. Les appels à réformer le système de conscription se multiplient.

    De notre correspondant à Séoul,

    Le week-end dernier, l’attaquant star de l’équipe anglaise de Tottenham, le footballeur sud-coréen Son Heung-min, a remporté l’or avec son équipe lors des Jeux asiatiques en Indonésie ; cette victoire lui permettra d’éviter les 21 mois de service militaire obligatoire et il pourra donc poursuivre sa carrière internationale.

    Dans la presse coréenne et internationale, cette question a complètement éclipsé les enjeux sportifs et beaucoup ont critiqué cette exemption. Selon la loi sud-coréenne, tous les hommes entre 18 et 28 ans sont en effet appelés sous les drapeaux pendant 21 mois - un service long justifié par la menace du voisin nord-coréen.

    Le privilège aux « athlètes méritants » ne fait plus l’unanimité

    Mais des exemptions sont prévues depuis 1973, lorsque le président et général Park Chung-hee a décrété que les Coréens qui contribuent à améliorer l’image et le prestige de leur pays à l’étranger seraient dispensés de service. Une médaille olympique ou l’or aux Jeux asiatiques permet ainsi d’éviter l’armée.

    Ce privilège ne fait plus l’unanimité. Certains appellent à une abolition de ce système, perçu comme injuste pour d’autres gens tout aussi talentueux. D’autres critiques font aussi remarquer que les sportifs ne sont pas les seuls à faire briller leur pays sur la scène internationale.

    Un service souvent synonyme de fin de carrière

    Les stars de la K-pop en sont un exemple, la musique pop coréenne étant de plus en plus populaire à l’étranger. Le groupe BTS vient ainsi de décrocher la première place au classement américain Billboard et ses innombrables fans ont lancé des pétitions pour que ses jeunes chanteurs soient eux aussi dispensés de service.

    Un député conservateur, Ha Tae-kyung, veut ainsi offrir des exemptions aux artistes, fers de lance du « soft power » sud-coréen. Mais cela risque d’ouvrir une boîte de Pandore : quels critères adopter ? Faudrait-il aussi inclure des créateurs tels que les Youtubeurs ? Le débat ne fait que commencer.

    L’armée sud-coréenne face à un déficit d’effectif

    Le dossier est délicat pour l’armée sud-coréenne, qui fait déjà face à un déficit croissant de conscrits en raison d’une natalité en berne. Lundi 3 septembre, un de ses représentants a déclaré qu’il était temps de « réviser » ce système d’exemption et d’en rendre les critères « plus rigoureux ».

    Le lendemain, c’était au tour du Premier ministre Lee Nak-yon d’intervenir dans le débat, en demandant à son gouvernement de prendre des mesures pour améliorer le système et pour répondre aux récentes critiques.

    À cela s’ajoute la controverse - déjà ancienne - au sujet des objecteurs de conscience qui refusent le service par conviction personnelle : ceux-ci ne sont pas reconnus en Corée du Sud. En juin, la Cour constitutionnelle a pourtant appelé l’État à réviser la loi et à créer un service civil à leur intention. Mais pour le moment, Séoul n’a encore rien fait.

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