GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 14 Septembre
Samedi 15 Septembre
Dimanche 16 Septembre
Lundi 17 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 19 Septembre
Jeudi 20 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Tennis: Osaka, la métisse qui a donné sa 1e victoire en Grand Chelem au Japon

    media Naomi Osaka est américano-japonaise. Elle a remporté l'US Open de tennis, samedi 8 septembre 2018 à New York, face à la Noire américaine Serena Williams. REUTERS/Caitlin Ochs

    La victoire historique de Naomi Osaka à l'US Open propulse la joueuse de tennis au rang de star mondiale. C'est la première fois qu'une Japonaise gagne un tournoi du Grand Chelem. Les médias nippons saluent d'autant plus son exploit qu'il a été accompli contre une légende, Serena Williams. La presse évoque la relation complexe que cette métisse d'origine nippo-haïtienne, qui a grandi aux Etats-Unis, a tissée avec l'archipel.

    Depuis la victoire, samedi 8 septembre 2018, de Naomi Osaka à l'US Open de New York, la presse japonaise n'insiste pas sur l'attitude de son adversaire américaine durant la finale, qui a quelque peu gâché la fête.

    Certains journalistes préfèrent relever qu'après le match, Naomi Osaka a été prise d'une soudaine envie de manger des sushis, relate notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. Conclusion des médias : pas de doute, elle est bien japonaise.

    « Toutes mes félicitations pour votre victoire à l'US Open. Premier Japonais à remporter un titre du Grand Chelem. Merci de donner force et inspiration à tout le Japon », a tweeté le Premier ministre, pourtant peu ouvert à l'immigration.

    Shinzo Abe était en train de se rendre sur l'île d'Hokkaidō, où un important séisme a provoqué des glissements de terrain la semaine dernière, ensevelissant les maisons d'une petite ville et causant la mort d'au moins 35 personnes.

    La chaîne NHK a stoppé sa couverture en continu des récentes catastrophes naturelles pour parler de la victoire. Le quotidien nippon Asahi Shimbun a annoncé qu'une édition spéciale allait être imprimée et distribuée dans les rues de Tokyo.

    Par ses altercations avec l'arbitre, Serena Williams a quelque peu éclipsé son adversaire victorieuse, lors de la finale de l'US Open. Mais elle lui a rendu hommage. Reuters / Robert Deutsch-USA TODAY Sports

    Naomi Osaka, 20 ans, devra choisir sa nationalité d'ici un an

    Singulier destin que celui d'Osaka et de sa famille. Son père haïtien rencontre sa mère japonaise dans l'île d'Hokkaidō justement. Mais la société japonaise est homogène, et la belle-famille n'accepte pas ce mariage avec un Noir haïtien.

    Naomi naît dans la ville d'Osaka. Trois ans plus tard, sa famille décide de l’élever dans le cosmopolitisme américain. Elle se trouvait donc chez elle à l'US Open. Y jouer une finale contre son idole Serena Williams était d'ailleurs son rêve.

    D'ici un an, Naomi Osaka devra néanmoins choisir entre ses nationalités japonaise et américaine. Le Japon ne reconnaît pas la double nationalité. Pourtant, l'archipel s'ouvre au métissage jusqu’à se donner une Miss Japon aussi noire que Naomi.

    Son père voulait, par amour pour sa mère, que Naomi représente le Japon. Ses fans crient : « Peu importe la couleur de sa peau ! » Quant à ses grands-parents d'Hokkaidō, ils n'ont jamais été aussi fiers de leur petite-fille de 1,80m.

    Tetsuo Osaka, son grand-père, s'est exprimé sur la télévision publique NHK : « Je n'arrive toujours pas à y croire. Lorsqu'elle a gagné, on s'est serrés dans nos bras avec ma femme. J'étais tellement heureux, j'ai pleuré. »

    Naomi Osaka après sa première victoire en Grand Chelem, samedi 8 septembre 2018 à New York. Reuters / Danielle Parhizkaran-USA TODAY SPORTS

    Une jeune génération de Japonais plus ouverte au métissage

    Il arrive parfois à Naomi Osaka de répondre en anglais aux questions des journalistes nippons, en s'excusant de ne pas trouver le mot juste dans la langue de sa mère. Mais sur les réseaux sociaux, les Japonais semblent s'en moquer.

    « L'interview qu'elle a donnée montre clairement qu'elle est japonaise, peu importe où elle est née, où elle a grandi, la couleur de sa peau et la langue qu'elle parle », peut-on lire chez un internaute s'exprimant sur Twitter.

    Le Japon reste homogène et les discriminations existent. Naomi est-elle prête à l'accueil qui va lui être réservé à Tokyo ? « Il semblerait que non, je ne suis pas prête, parce que tout le monde me pose cette question », dit-elle.

    Mais ce moment arrivera vite et Naomi Osaka pourra vérifier que le pays de ses grands-parents évolue sur la question du métissage. Car son prochain objectif, son prochain tournoi, se déroulera la semaine prochaine à Tokyo.

    En attendant, son compatriote tennisman Kei Nishikori a inondé Twitter d'émoticônes symbolisant des trophées et autres drapeaux japonais, suivi d'un tweet exprimant sa fierté, avec de nouveau le drapeau national à l'honneur.

    ► À relire : Face à une Serena Williams hors d'elle, Osaka sacrée à l'US Open

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.