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    Asie-Pacifique

    Inde: les effets désastreux du cours de l'or sur la santé des bébés filles

    media Lorsque le prix de l'or grimpe, la dot, tradition ancienne en Inde, est jugée trop chère pour certaines familles. Getty Images/Eric Meola

    Le cours de l'or peut avoir un effet désastreux sur la santé des petites filles. Cela peut paraître étonnant, mais c'est une réalité prouvée par une récente étude universitaire. Des chercheurs ont démontré que plus l'or était cher, et moins les parents voulaient avoir de filles. Tout simplement car cela faisait augmenter le prix de la future dot.

    De notre correspondant en Inde,

    • Quelles sont les principales conclusions des universitaires ?

    Ces trois chercheurs de l'université d'Essex, en Angleterre, ont comparé les prix de l'or entre 1972 et 2005 avec les chiffres de naissances de filles ou de garçons. Et en prenant un échantillon de 100 000 naissances, ils ont pu établir qu'une hausse du cours de l'or entrainait une baisse de la chance de survie d'un bébé féminin. Et la corrélation fait même froid dans le dos : entre 1972 et 1985, une augmentation de 6,3% du prix de l'or entraine une hausse de 6,4% de la mortalité des filles en bas âge. Alors qu'il n'y a pas de changement dans l'espérance de vie des garçons. En gros, à cette époque, les parents délaissaient ou tuaient leurs petites filles... A partir de 1986, les effets sont plus radicaux ; les techniques d'échographie sont alors plus répandues, et les couples peuvent identifier le sexe du bébé avant la naissance. Les années d'inflation du cours de l'or, les fœtus féminins sont donc directement avortés.

    • Tout cela serait donc influencé par le cours de l'or, utilisé pour la dot

    En effet, la dot est une tradition très ancienne en Inde et elle est donnée par la famille de l'épouse à celle du mari. Dans les campagnes agricoles et pauvres, l'or représente l'un des seuls biens de valeur que détiennent les familles. C'est également l'une des formes de capitalisation préférées, facile à protéger ou à vendre en cas de problème. Et c'est donc ce qui est donnée pour la dot. Les chercheurs ont tout de même voulu s'assurer de cette corrélation ; ils se sont dit que, peut-être, quand l'or coûte plus cher, le ménage a moins d'argent et du coup ils peuvent moins bien nourrir leur enfant. Mais les résultats indiquent qu'il y a vraiment un choix fait par les parents : quand l'or est cher, il faut à tout prix éviter d'avoir une fille, car elle coûtera trop cher à marier. Surtout que la famille de l'époux, elle, a des demandes claires : elle exige généralement une certaine quantité d'or, quel que soit son prix.

    • Que peuvent faire les autorités pour lutter contre ce fléau ?

    D'abord, il faut savoir que demander une dot est puni par la loi depuis plus de 50 ans, tout comme, depuis 20 ans, l'identification du sexe d'un fœtus par échographie. Mais cela n'y fait rien : la pratique de la dot continue à saigner l'Inde, et pérpétue les mentalités patriarcales, qui prétendent qu'une femme qui s'installe dans le foyer d'un mari est une charge. Et que la dot est donc nécessaire pour la compenser. Tant que les autorités n'auront pas puni sévèrement cette pratique, les couples continueront à traiter leurs filles comme des êtres inférieurs ou à les tuer dans le ventre de la mère. Car ce fléau des avortements de fœtus féminins continue malgré l'enrichissements du pays. Il naît aujourd'hui, en Inde, à peine neuf filles pour dix garçons.

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