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    Asie-Pacifique

    Le temple de Sabarimala dans le Kerala n'est toujours pas ouvert aux femmes

    media Des traditionalistes hindous ont bloqué l'accès des femmes au temple de Sabarimala ne respectant pas ainsi la décision de la Cour suprême qui avait levé cette interdiction. REUTERS/Sivaram V

    De violentes manifestations ont éclaté dans le sud de l’Inde, mercredi 17 octobre, alors que des centaines de fidèles tentent d’empêcher des femmes d’accéder à un temple hindou. Ce lieu de culte est historiquement interdit aux femmes, mais la cour suprême indienne a levé cette cette interdiction le mois dernier, à la suite d’une campagne menée par des militantes des droits des femmes ces dernières années. Un jugement qui ne fait à l’évidence pas l’unanimité, en particulier au sein des hindous traditionalistes.

    De notre correspondant à New Delhi,

    Pour l’instant, aucune femme âgée de 10 à 50 ans n’a réussi à atteindre les portes du temple de Sabarimala, situé sur le sommet d’une colline, depuis son ouverture aux pèlerins mercredi 17 octobre. Des centaines de manifestants, dont de nombreuses femmes par ailleurs, ont bloqué les routes d’accès, obligeant certains véhicules à faire demi-tour et s’en sont pris aux forces de l’ordre déployées en masse, ainsi qu’à plusieurs journalistes venus couvrir l’événement.

    Cette situation dans la région du sud du Kerala a perduré dans la journée de jeudi ou des heurts avec les forces de l’ordre et des agressions envers des journalistes et des femmes qui tentaient d’accéder au temple pour la première fois. Le verdict de la Cour suprême n’a donc pas encore pu être appliqué, face à la réaction des traditionalistes qui restent fermement opposés à la levée de l’interdit.

    Des policiers contrôlent les membres des groupes hindous afin de les empêcher d'entrer en conflit avec des femmes qui veulent entrer dans le temple Sabarimala. REUTERS/Sivaram V

    Interdites de sanctuaire pour cause de menstruations

    Jusqu’en septembre dernier, les femmes âgées de 10 à 50 ans étaient interdites, dans ce temple de Sabrimala, ce qui n’est pas le cas pour l’écrasante majorité des lieux de cultes hindous du pays. En effet, il est très rare que les femmes soient interdites dans les temples hindous. Le dogme veut généralement que les femmes qui ont leurs menstruations doivent s’abstenir de se rendre au temple à cette période. Mais dans le cas de Sabarimala, la tradition qui remonte à plus de 800 ans, interdit l’accès à toutes les femmes en âge d’avoir leur menstruation. Une des raisons serait que la principale déité du temple, le dieu Ayappa, est célibataire selon la légende et qu’il ne doit donc pas être dérangé, ou distrait en quelque sorte, par les femmes. Quoi qu’il en soit, cette règle contraste avec l’atmosphère très inclusive du temple, qui contrairement à d’autres accueille des pèlerins de toutes castes et même des non-hindous.

    Une décision courageuse de la Cour suprême

    Cette décision de justice qui oblige le temple de Sabarimala à laisser les femmes de tous âges y accéder a été prise à la suite d'une campagne débutée il y a presque 3 ans par des militantes des droits des femmes. Les propos d’un des prêtres hindous de Sabarimala, qui avait déclaré que les femmes pourraient accéder au temple si une machine permettait de détecter les menstruation était inventée avait d’abord déclenché une campagne de représailles sur internet en novembre 2015. De nombreuses indiennes s’étaient prises en photo brandissant des serviettes hygiéniques, sur lesquelles était inscrit « happy to bleed », soit « heureuse de saigner » en anglais, pour s’attaquer au tabou des menstruations en Inde sur les réseaux sociaux.

    Début 2016, plusieurs associations de femmes avaient ensuite saisi la justice et obtenu la levée de l’interdiction dans deux lieux de cultes au Maharashtra: un temple hindou, ainsi que le célèbre mausolée musulman Haji Ali Dargah à Bombay.

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