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    Asie-Pacifique

    Inde: le parti BJP renomme villes et lieux publics au nom de l’héritage hindou

    media Une fresque hindoue sur un mur de la ville d'Allahabad, désormais renommée Prayagraj SANJAY KANOJIA / AFP

    Le gouvernement indien, dirigé par les nationalistes hindous, a commencé à renommer de nombreuses villes, gares et districts ces dernières semaines. Une opération qui pourrait paraître anodine, mais qui est motivée par un objectif idéologique ; effacer l’héritage musulman du pays en rebaptisant tous les lieux nommés par les Moghols.

    De notre correspondant à New Delhi,

    Renommer les villes, ce n’est pas nouveau en Inde. Le même parti nationaliste hindou du BJP a déjà mené une première campagne pour rebaptiser les villes, quand il est arrivé au pouvoir pour la première fois en 1995. A cette époque, les nationalistes hindous se sont attaqués aux métropoles baptisées par les colons britanniques, et en ont changé les noms, souvent de manière assez pragmatique, pour qu’ils collent avec la prononciation locale : Bangalore a ainsi été rebaptisée Bengalourou, Calcutta s’est transformée en Kolkata, Bombay fut sacrée Mumbaï, et Pondichéry, la française, est devenue Puducherry.

    Redorer le blason des rois hindous…

    Aujourd’hui, le projet est plus idéologique, car le BJP s’attaque maintenant à son éternel ennemi : l’empire moghol et musulman, qui a régné sur une grande partie de l’Inde entre le XVIe et XIXe siècle. Pour beaucoup dans le BJP, ces Moghols représentent le mal incarné, ils auraient opprimé les Hindous et détruit leurs temples, ce qui est en grande partie un mensonge. Le Premier ministre Narendra Modi a lui-même affirmé en 2014 que les Indiens devaient se « libérer de 1 200 ans d’esclavage mental », ce qui veut dire qu’il voulait effacer toute trace non seulement des Moghols, mais aussi des premiers sultans turcs du XIe siècle et des colons britanniques après le XVIIIe, pour revenir à la période dorée des rois hindous, vers le VIIIe siècle.

    Les intentions ont été suivies d’effet ; le gouvernement régional de l’Uttar Pradesh, dans le nord, vient d’annoncer que l’une des plus grandes villes de l’Etat, Allahabad - la ville d’Allah en arabe - est renommée Prayagraj, nom hindou donné à un bourg local il y a environ 2 500 ans. Non loin de là, le district de Faizabad sera changé pour Ayodhya, nom du prétendu lieu de naissance du dieu Ram, de même pour plusieurs gares de la région qui ont perdu leurs connotations mogholes pour être offertes à la mémoire des dieux hindous.

    L’électorat hindou ciblé

    Cette opération est perçue de manière très différente en Inde suivant la population : les Hindous conservateurs sont ravis qu’on honore leurs racines religieuses du pays, alors que les musulmans se sentent menacés par les attaques contre l’histoire moghole de l’Inde. C’est certainement d’ailleurs l’un des objectifs : à six mois des élections législatives, le BJP veut flatter l’électorat hindou en glorifiant ce passé qui remonte à plus d’un millénaire. Le gouvernement n’a en effet pas de brillants résultats économiques à montrer au bout de cinq ans et a donc commencé à faire campagne autour de l’identité hindoue. Une stratégie qui, dans l’Inde multiconfessionnelle, peut rapidement faire naître des violences religieuses.

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