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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: le «gapjil», un mal sociétal qui préoccupe le pays

    media La fille du propriétaire de la compagnie aérienne Korean Air avait aussi impliquée dans une affaire de «gapjil» JUNG YEON-JE / AFP

    La semaine dernière, le président d’une chaîne de télévision a démissionné après le scandale suscité par la publication d’un enregistrement de sa fille de 10 ans insultant et menaçant son chauffeur privé. Le dernier épisode d’une série d’affaires mettant en cause les grandes familles propriétaires de conglomérats, accusées d’arrogance et d’abus de pouvoir en Corée du Sud.

    De notre correspondant à Séoul,

    L’affaire implique une écolière de 10 ans, petite-fille de Bang Sang-hoon, président d’un empire médiatique qui comprend une chaîne de télévision et le premier quotidien de Corée, le conservateur Chosun Ilbo. Dans un enregistrement pris en secret par un téléphone et diffusé à la télévision, on entend cette petite fille insulter copieusement son chauffeur privé qui l’emmène à l’école. « Tes parents t’ont mal élevé, comme tous les gens de ta famille (...) ils étaient trop pauvres (...) je vais demander à ma maman de te virer », dit-elle, entre autres injures, à l’homme âgé de 57 ans. Ce dernier a été licencié peu après, selon la presse coréenne.

    La fille à papa de Korean Air

    Face au tollé, Bang Jung-oh, père de la petite fille et président de la chaîne TV Chosun, a présenté des excuses et a démissionné. Ce scandale est vu par l’opinion comme un exemple particulièrement choquant de « gapjil », un terme qui désigne l’abus d’autorité par les puissants et le plaisir d’humilier leurs subordonnés.

    Ce n’est en effet pas la première affaire de ce type en Corée du Sud. Le scandale le plus retentissant a eu lieu il y a trois ans, quand Cho Hyun-ah, fille du propriétaire de la compagnie aérienne Korean Air avait insulté un steward qui lui avait servi ses noix de macadamia (ou noix du Queensland) dans un sachet et pas dans une soucoupe. Elle avait obligé l’avion à revenir à sa porte pour forcer le steward à débarquer.

    Cette année, la sœur de Cho Hyun-ah a été accusée à son tour d’avoir humilié un employé et de lui avoir jeté un verre d’eau à la figure. D’autres affaires de « gapjil » ont défrayé la chronique ces dernières semaines : comme celle de Yang Jin-ho, un patron qui a obligé ses salariés à tuer des poulets vivants avec un arc, et à se teindre les cheveux en rouge ou en vert.

    « Gapjil », pas qu’un problème de riches…

    Le sport est aussi touché : les vice-championnes olympiques de curling, stars surprises des JO de PyeongChang en février ont accusé de graves abus leur entraîneuse et le père de celle-ci, vice-président de la fédération.

    « Gapjil », le mot ne désigne donc pas seulement l’arrogance des familles propriétaires de conglomérat. Ce terme il inclut toute violence commise par quelqu’un qui abuse de sa supériorité, notamment dans le cadre professionnel. Selon un sondage publié en avril 2018, 97% des salariés coréens affirment avoir été victimes ou témoins d’actes de « gapjil », un mot qui revient dans toutes les conversations.

    Le problème est tel que le gouvernement a promis des mesures en avril. Une campagne de publicités télévisées, qui compare les agresseurs à des poulets furieux, vise à sensibiliser le public et prévenir ces actes.

    Un numéro téléphonique a aussi été mis en place pour permettre aux salariés de dénoncer toute intimidation de la part de leur patron et de prendre conseil.

    Surtout, la multiplication des smartphones, qui permettent d’enregistrer discrètement ces violences et de les diffuser facilement en ligne, permet d’exposer de plus en plus d’abus. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le chauffeur de la petite fille du propriétaire du quotidien Chosun, après avoir perdu son emploi.

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