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    Asie-Pacifique

    Chine: première extradition d'un dirigeant recherché pour corruption

    media Le numéro un chinois Xi Jinping, ce lundi 5 novembre 2018 à la Foire internationale des importations de Shanghai. REUTERS/Aly Song/Pool

    Yao Jinqi est arrivé ce vendredi 30 novembre à Pékin depuis la Bulgarie, accompagné par deux policiers. Cet ancien responsable communiste local est soupçonné de corruption. Une extradition dont se félicite la presse officielle se félicite de son extradition.

    Avec notre correspondant à Pékin,  Stéphane Lagarde

    Il s'agit de la première extradition d’un fonctionnaire communiste depuis un Etat-membre de l’Union européenne, précise l’agence Xinhua ce 30 novembre. Contrairement à l’arrestation du président d’Interpol fin septembre, la presse officielle a visiblement été conviée à immortaliser la scène.

    Petites lunettes, blouson marron, chaussures de sport, le suspect se tient debout sur le tarmac de l’aéroport de Pékin au petit matin, au pied d’un appareil d’Air China avec à chaque bras, un policier en gants blancs.

    Yao Jinqi est un ancien responsable du comté de Xinchang dans la province orientale du Zhejiang. Il aurait fui la Chine en 2005 suite à une enquête pour détournement de fonds. Arrêté suite à une « notice rouge » d’Interpol, il a été interpellé par la police bulgare le 17 octobre dernier. Sur son compte Twitter, Le Quotidien du peuple qualifie cette extradition de « réussie ».

    Jusqu’à présent en effet, la Chine n’avait obtenu qu’une faible coopération des pays occidentaux dans la « chasse aux renards » initiée par le président chinois Xi Jinping, notamment de la part des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie où se trouvent la plupart des officiels soupçonnés de corruption par les autorités chinoises.

    La plupart des suspects, comme l’ancien chef d’Interpol, Meng Hongwei, seraient ainsi rentrés en Chine de leur plein gré. Difficile en même temps d’imaginer Interpol lancer un mandat contre son propre président.

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