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    Asie-Pacifique

    Conflit avec Taïwan: la Chine fait pression sur les multinationales

    media Comme des dizaines d'autres multinationales, l'entreprise américaine Nike est dans le viseur d'un puissant think-tank chinois pour ne pas avoir «correctement» référence à Hong Kong ou Taïwan. Johannes EISELE / AFP

    Selon l’agence Reuters, un think-tank chinois aurait sermonné plusieurs dizaines de grandes entreprises étrangères pour ne pas avoir fait « correctement » référence à Hong Kong et Taïwan dans leur présentation ou sur leur site web.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    La tension monte entre Pékin et Taipei. Mais cette fois, c’est une pression bien plus prégnante que les menaces d’invasions qui reviennent parfois dans les discours des dirigeants chinois, comme Xi Jinping qui déclarait il y a quelques jours ne pas avoir renoncé à l’usage de la force contre Taïwan.

    Selon nos confrères de l’agence Reuters, la puissante académie des sciences sociales à Pékin aurait dressé dans un rapport la liste des entreprises étrangères qui ne se conforment pas au « principe d’une seule Chine » énoncé par le régime communiste. Parmi les mauvais élèves, 66 des 500 plus grands groupes mondiaux auraient utilisé des référents « incorrects » dans leur désignation de Taïwan, 53 auraient fait la même erreur pour Hong Kong.

    Depuis l’élection de l’indépendantiste Tsai Ing-wen à la présidence taïwanaise en 2016, Pékin a considérablement renforcé ses pressions sur l’île. Le régime communiste surveille et corrige tout ce qui pourrait aller dans le sens de ce qu’il considère comme du séparatisme.

    Plusieurs multinationales dans le viseur de Pékin

    Gap, la marque de prêt-à-porter américaine a été contrainte de s’excuser après avoir vendu des t-shirts avec la carte de la Chine sans Taïwan. Publications, menus déroulants, tout est passé aux cribles des surveillants du net. Le site d’Air France, comme celui d’Air Canada, de Lufthansa, de British Airways situent ainsi Taïwan comme faisant partie de la Chine continentale.

    Dans le rapport de l’académie des sciences sociales cité par Reuters, apparaissent les noms de grandes entreprises telles que Amazon, Apple, Nike, Siemens, Subaru et d’autres, qui elles aussi auraient été invitées à se plier aux injonctions chinoises.

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