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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: promouvoir le suicide via les réseaux sociaux passible de prison

    media Une nouvelle loi de prévention contre le suicide a été votée fin décembre 2018 en Corée du Sud. (photo d'illustration). Ed JONES / AFP

    Constituer sur internet un groupe de personnes prévoyant de se suicider ensemble est désormais passible de prison en Corée du Sud: c’est l’une des mesures incluses dans une nouvelle loi de prévention contre le suicide, votée fin décembre. Le pays affiche en effet l’un des taux de suicide parmi les plus élevés au monde.

    De notre correspondant à Séoul,

    La nouvelle loi interdit de partager sur les réseaux sociaux des informations pratiques et des conseils sur la manière de se suicider. La loi, dite de « prévention contre le suicide et de promotion du respect de la vie », interdit aussi de rassembler via internet d’autres personnes désespérées afin de passer à l’acte ensemble. Inciter ou encourager une autre personne à commettre l’irréparable, via des messages, des photos ou des vidéos partagées en ligne peut ainsi être puni de deux ans de prison et de 15 000 euros d’amende. Autre élément important : la loi autorise les centres d’urgence à obtenir des opérateurs de téléphonie mobile les données privées et la localisation géographique d’une personne qui montre des signes indiquant qu’elle pourrait se suicider. Le but est de pouvoir secourir cette personne le plus vite possible.

    Les réseaux sociaux pointés du doigt 

    Avec 23 morts pour 100 000 personnes en 2017, la Corée du Sud affiche le deuxième plus haut de suicide des pays de l’OCDE. Selon le quotidien Korea Times, la loi s’attaque à une pratique de plus en plus répandue qui consiste à « diffuser en ligne des méthodes de suicides accessibles en quelques clics ». Une enquête du ministère de la Santé et de la police, menée l’année dernière, aurait trouvé 8 000 exemples de ce type de contenus. Certains messages sur les réseaux sociaux présentent par exemple « les avantages de chaque méthode et parfois servent à arranger des suicides de groupe », s’alarme le Korea Times. Cela dit, si ces suicides de groupes faisaient autrefois régulièrement la Une de la presse coréenne, il semble que leur nombre s’est réduit ces dernières années.

    La prison pour les personnes qui incitent au suicide

    Le gouvernement sud-coréen fait en effet de nombreux efforts pour réduire le nombre de suicides... et depuis longtemps. La loi coréenne oblige déjà depuis 2000 les opérateurs Internet à bloquer les forums où s’échangent des conseils sur le suicide. La différence aujourd’hui, c’est que les auteurs de ces messages risquent carrément la prison. Face à un taux de suicide qui a explosé après la crise financière asiatique de 1997 – notamment sous l’effet de la hausse de la précarité économique et d’une compétition sociale intense – le gouvernement a multiplié les campagnes de prévention.

    Il a aussi interdit la vente de pesticides utilisés comme poisons. Ces efforts ont permis une baisse des suicides à partir des années 2010. Mais leur nombre reste élevé et le suicide reste la première cause de mortalité des adolescents et des jeunes adultes. Ceux-ci sont, entre autres, soumis à une pression scolaire démesurée. Réguler davantage internet ne suffira pas : il faudra aussi s’attaquer à la racine du problème.

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