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    Asie-Pacifique

    Chine: une application de soins infirmiers à domicile lancée par les autorités

    media Le Comité national de la santé lance une application « soins infirmiers » à domicile à Pékin, Shanghai, Tianjin, dans les provinces du Jiangsu, du Guangdong, du Zhejiang (photo d'illustration). Getty Images

    Le Comité national de la Santé en Chine lance une application de soins infirmiers à domicile. L’objectif est notamment de répondre à la demande de soins dans un pays qui vieillit. Ce nouveau service est encore en phase de test.

    Trois mégalopoles, Pékin, Shanghai,Tianjin, et trois provinces de la côte-est, Jiangsu, Zhejiang et Guangdong, doivent rendre leur rapport d’ici à la fin du mois, mais l’expérience grandeur nature va être menée jusqu’à la fin de cette année. L’application a été baptisée provisoirement : « Wang yué hu shi », en français « rendez-vous en ligne avec une infirmière ». C’est un peu un Uber infirmière car cela fonctionne comme une plateforme de VTC, sauf que l'on commande des soins à domicile. D'autres pays dont la France dispose déjà de ce type d’applications. Ce qui est intéressant dans le modèle chinois, c’est que le dispositif est lancé par les autorités chinoises pour répondre à une demande en très forte croissance dans un pays où, vous l’avez dit, la courbe démographique n'est pas en forme.

    Fin 2017, la Chine comptait 240 millions de + de 60 ans

    L’application s’adresse en priorité aux patients âgés à domicile, explique le Comité national de la santé. Fin 2017, la Chine comptait 240 millions de personnes de plus de 60 ans, soit 17, 3 % de la population. 150 millions de personnes âgées en Chine sont atteintes de maladies chroniques. Et parmi elles, 40 millions sont handicapées à plus de 50 % -autrement dit, elles ne peuvent pas se déplacer à l’hôpital-. Ce problème de vieillissement n’est pas propre à la Chine, mais il est particulièrement accru ici. Après des années de politique de l’enfant unique, le taux de natalité a du mal à redémarrer. Le vieillissement, l’allongement de la durée de la vie, fait qu’on a de plus en plus de personnes âgées parfois seules chez elles. C’est particulièrement vrai à Pékin et à Shanghai. On note aussi que cette application est lancée dans des provinces parmi les plus riches du pays.

    Garantir des soins moins chers

    Ces soins à domicile ont un coût. On ne connaît pas encore les tarifs pour cette nouvelle application, mais l’objectif est bien de proposer des services moins chers que les applications privées qui pullulent en Chine, un business qui marche bien. Certaines font des promotions, il y a même des tarifs groupés si vous voulez votre piqûre le même jour que le voisin par exemple. En gros, les prix proposés sont cinq fois plus chères qu’à l’hôpital. Exemple l’application « Services médicaux à domicile » propose différentes prestations en fonction de la qualification des personnels soignants. Refaire un pansement par une infirmière sortie d’école, c’est 119 yuans ; pour une infirmière confirmée c’est 159 yuans (30 minutes d’intervention), donc entre 15 et 20 euros. Une injection même chose. Il y a aussi les perfusions, l’ablation des points de sutures ou encore l’aide à la toilette et à l’habillage pour 229 yuans, 30 euros l’heure passée auprès du patient. Cette question est importante, car en Chine aujourd’hui ce sont en majorité les familles qui paient les soins. Il y a aussi les mutuelles privées, mais de façon générale la santé reste un luxe si vous n’allez pas dans les hôpitaux publics.

    Du personnel qualifié et... surveillé

    Pour l’application officielle, les infirmières devront avoir au moins cinq ans d’expérience. Après les scandales à répétition autour de vaccins frelatés, les Chinois se méfient. Et puis les enquêtes portent aussi sur la sécurité des personnels soignants, on n’a pas voulu nous donner de détails sur le sujet, mais certains laissent entendre là encore que les infirmières pourraient être suivies par GPS, avec un dispositif de reconnaissance faciale comme il existe dans de nombreux commerces déjà en Chine.

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