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    Asie-Pacifique

    Désescalade entre New Delhi et Islamabad: le Pakistan libère le pilote indien

    media Des manifestants lancent des slogans patriotiques avant l'arrivée du pilote de l'armée de l'air indienne au point de passage de Wagah, à la périphérie de la ville d'Amritsar, en Inde, le 1er mars 2019. REUTERS/Danish Siddiqui

    Le commandant Abhinandan Varthaman a été libéré dans la matinée du vendredi 1er mars 2019. Le pilote de l’aviation indienne avait été capturé mercredi après que son chasseur Mig-21 a été abattu par les Pakistanais.

    Le convoi du pilote, composé d'une dizaine de 4x4 rutilants, a été accueilli par des applaudissements de la foule du côté pakistanais de la Wagah Border, un poste de frontière prisé des touristes, car célèbre pour ses parades militaires.

    Des milliers d’Indiens s’étaient massés dès le matin au point de passage de Wagah, à la frontière avec le Pakistan pour accueillir Abhinandan Varthaman, en agitant des drapeaux et en entonnant des chants patriotiques.

    Le lieutenant-colonel Abhinandan Varthaman a traversé la frontière dans la soirée au poste de Wagah entre les villes de Lahore (Pakistan) et Amritsar (Inde).

    Les parents du pilote étaient eux-mêmes arrivés dans la nuit près de la frontière pakistanaise pour attendre la libération de leur fils. Une vidéo a beaucoup circulé les montrant en train de recevoir une standing ovation des passagers de leur vol lors de leur arrivée à New Delhi, avant leur départ vers la frontière.

    Leur fils est devenu un héros en Inde : si son chasseur Mig-21 a été abattu par les Pakistanais, c’est après, affirme New Delhi, avoir lui-même abattu un appareil pakistanais (ce qu’Islamabad dément).

    Geste d’ouverture en faveur d’une désescalade

    « Le monde entier félicite le Pakistan pour son geste de paix », ont lancé en ouverture tous les journaux télévisés pakistanais du soir. La libération du lieutenant-colonel Abhinandan Varthaman est vue comme une concession majeure du gouvernement d'Imran Khan dans le but d'éviter une guerre.

    Plus tôt au Parlement, les députés pakistanais, toutes tendances confondues, ont salué la gestion de la crise par les autorités. Une démonstration d'union nationale plutôt rare au Pakistan, rappelle notre correspondante à Islamabad, Solène Fioritti.

    Jeudi, le Premier ministre avait reproché à l'Inde sa politique d'oppression au Cachemire indien, celle-ci cherchant toujours à museler toute contestation sur ce territoire. Une façon pour Imran Khan de dédouaner le Pakistan de sa responsabilité dans cette crise, tout en soulignant que le désir de désescalade du Pakistan « ne devrait pas être interprété comme une preuve de faiblesse ».

    Le Premier ministre pakistanais a affirmé jeudi que le retour de ce militaire indien devrait être pris comme un geste de paix, après les plus graves affrontements aériens survenus dans la région depuis la guerre indo-pakistanaise de 1971, précise notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis.

    L'Inde gère la crise avec son propre calendrier

    L'Inde voit cette libération comme une victoire diplomatique ; le Pakistan aurait cédé sous la pression. Mais si l'Inde récupère aujourd'hui un soldat, elle exige que des mesures fermes soient prises contre le groupe terroriste basé au Pakistan qui, le 14 février dernier, a tué plus de 40 paramilitaires indiens.

    Reste à voir comment la main tendue du Pakistan va être interprétée par Narendra Modi, le Premier ministre nationaliste indien, qui a dénoncé « un ennemi qui essaye de déstabiliser l’Inde ». En pleine campagne électorale, il briguera un nouveau mandat de Premier ministre au printemps.

    Cette main tendue, le Premier ministre indien ne l’a donc pas encore saisie. Narendra Modi n’a pas parlé à son homologue, ni affirmé que l’attaque terroriste du 14 février avait été vengée. Aucune preuve non plus que les frappes de l’aviation indienne de mardi contre un prétendu camp terroriste pakistanais ont atteint leur but. Les premiers éléments indiquent même qu’elles ont échoué.

    Nous ne sommes donc pas à l’abri d’une nouvelle attaque indienne. Selon les sondages, le parti nationaliste hindou (BJP) sortant devrait perdre sa majorité absolue, et le chef du gouvernement pourrait être tenté de faire remonter la tension avec le Pakistan, dans un affrontement de faible intensité qui souderait les Indiens derrière leur leader.

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