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    Asie-Pacifique

    Le Pakistan meurtri après le décès d'un de ses ressortissants à Christchurch

    media A Lahore, hommage aux victimes du massacre de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le 16 mars 2019. Reuters

    Le Pakistan, pays de 203 millions d'habitants à très grande majorité musulmane, a perdu neuf de ses ressortissants dans la tuerie de Christchurch, parmi 50 autres victimes. L'un de ces neuf Pakistanais devrait être décoré à titre posthume ce mercredi 20 mars par le Premier ministre Imran Khan.

    De notre correspondante à Islamabad

    Depuis quelques semaines au Pakistan, l'actualité ne tournait qu'autour du conflit Indo-Pakistanais sur fond de crise dans la vallée disputée du Cachemire mais depuis vendredi, la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande tourne en boucle sur les chaînes de télévision. Sur les réseaux sociaux, elle suscite une vague d'indignation très forte, exprimée par des étudiants religieux, des militants des droits de l'homme, des féministes, des politiques.

    Le Premier ministre Imran Khan a annoncé que ce lundi 18 mars, tous les drapeaux pakistanais situés dans des institutions officielles seraient en berne. Il est aussi question d'honorer l'une des victimes, Naeem Rashid, d'une récompense nationale sans doute l'étoile de la bravoure, une décoration attribuée en générale à titre posthume aux civils qui se sont comportés en martyrs.

    Un membre de la famille de Naeem Rashid tué avec son fils Talha Naeem lors de l'attaque de la mosquée Christchurch en Nouvelle-Zélande, montre une photo de lui, lors d'une réunion de condoléances au domicile de la famille à Abbottabad, le 17 mars 2019. REUTERS/Akhtar Soomro

    Le visage à lunettes et aux cheveux poivre et sel de Naeem Rashid, 49 ans, émerge en effet parmi les autres victimes. Sur la vidéo prise par le tueur, on voit un homme qui se rue vers lui dans un couloir, avant d'être criblé de balles. D'après le ministère des Pakistanais de l'étranger cet homme est Naeem Rashid, et son geste prouve qu'il aurait cherché à arrêter le massacre.

    Le frère de cet homme, qui habite dans la ville très religieuse d'Abottabad, a raconté que Naeem Rashid était enseignant en Nouvelle-Zélande, un pays dans lequel il habitait depuis dix ans. Son fils Talha, 21 ans, longue barbe taillée et visage souriant, ainsi qu'on peut le voir sur une photo au côté de son père, est également mort dans la tuerie.

    Un sentiment de persécution très présent chez les Pakistanais

    Les Pakistanais expriment également leur crainte face au sentiment d'islamophobie qui grimpe selon les médias pakistanais. Le sentiment de persécution des musulmans est très présent au Pakistan, un sentiment nourri par la crise au Cachemire qui dure depuis plus de 70 ans. Dans ce conflit, la minorité musulmane, qui vit du côté du Cachemire indien subit des violences de la part de l'armée indienne.

    Mais l'Occident est aussi pointé du doigt. Quelques heures après la tuerie de Christchurch, Imran Khan s'est exprimé sur Twitter en fustigeant « l'islamophobie post-11-Septembre 2001 », il a rappelé que le terrorisme n'avait pas de religion et de façon plus générale le Premier ministre a adopté une position de plus en plus religieuse ces dernières années, n'hésitant pas à porter au sein des institutions internationales des combats qui « protègeraient » selon lui l'islam. Pendant sa campagne électorale il avait même parlé d'instaurer une loi contre le blasphème commune à tous les pays musulmans.

    La tuerie de Christchurch sera-t-elle instrumentalisée à des fins politiques ? Le fait que la Première ministre néo-zélandaise porte un foulard sur la tête lors de sa visite aux familles endeuillées a été félicité au Pakistan de manière très appuyée, et de nombreux internautes opposent déjà ce comportement à celui des Européens et notamment des Français qu'ils accusent régulièrement d'être anti-voile.

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