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    Asie-Pacifique

    Thaïlande: junte et opposition dans le jeu des élections

    media Des partisans d'Abhisit Vejjajiva, ancien Premier ministre thaïlandais, assistent à un meeting de campagne, le 4 mars, à 20 jours des élections en Thaïlande. REUTERS/Soe Zeya Tun

    Les Thaïlandais se rendent aux urnes dimanche 24 mars pour la première fois depuis le coup d’Etat de 2014. Les militaires, au pouvoir depuis cinq ans, veulent ainsi s’offrir un vernis démocratique, le chef de la junte se présente d’ailleurs au poste de Premier ministre. Mais, face à lui, l’opposition compte sur le vote populaire pour le chasser du pouvoir et mène une campagne acharnée pour la démocratie.

    De notre envoyé spécial,

    Une petite salle communale, dans le centre de Bangkok. On y colle des affiches, on prépare les pupitres, on apporte des chaises. A 48 heures du scrutin, quatre partis d’opposition se réunissent pour dénoncer la mainmise du pouvoir sur le processus électoral. C’est l’armée qui tient les ficelles, assure le chef du Mouvement des citoyens, Lertsak Kumkongsak, mais cette fois-ci le verrouillage se fait par petites touches, loin des projecteurs.

    Ainsi, si « jusqu’ici on a pu faire campagne sans trop de problèmes, il n’y a pas vraiment d’intimidation directe » ; ils affirment être sous pression. Par exemple, le mouvement « a fait un spot radio que l’on diffuse dans l’une des provinces du nord de la Thaïlande ». Les électeurs y sont appelés « à voter contre la dictature militaire et à se libérer des chaînes du pouvoir. Eh bien, qu’est-ce qu’il s’est passé ? La Commission électorale nous a demandé de modifier le message, de retirer les références à la dictature. On a refusé ! Mais, depuis, on nous met sous pression et on nous dit qu’on devra en payer les conséquences ».

    Tout le monde est d’accord, le régime a choisi de petites brimades. Quand un parti d’opposition demande un local pour une réunion publique, l’administration fait traîner les délais ; certaines opérations de porte-à-porte sont interdites.

    L’économie en berne bénéficie à l’opposition

    Mais, dans l’ensemble, la junte laisse ses opposants faire campagne, pour deux raisons. D’une part, les militaires ont modifié la Constitution en 2016. Même s’il n’emporte pas le vote populaire, le chef de la junte est presque sûr de gagner. D’autre part, comme l’explique le chercheur Niti Pawakapan, la junte a, ces cinq dernières années, « échoué et surtout sur l’économie ».

    « En dehors des très riches – les capitalistes qui soutiennent le gouvernement militaire, les grandes entreprises –, en dehors de ceux-là, pour tous les autres sur le terrain, l’économie est dans le rouge », rappelle cet enseignant. « Ce serait très difficile pour les militaires de revenir à leurs coups fourrés, c’est pour ça qu’ils sont plutôt discrets et qu’ils font profil bas. Ils pourraient essayer de refaire leurs mauvais coups, mais ça déboucherait forcément sur de la violence. »

    L’opposition en profite : dans les sondages, les partis pro-démocratie sont bien placés. Mais attention, il ne faut pas prendre la grosse tête. Le pouvoir appartient toujours à « un régime militaire qui a toujours les pleins pouvoirs », prévient Rangsiman Rome, candidat pour le Parti du nouvel avenir. « On ne sait pas de quelle manière ils vont gérer la collecte des bulletins de vote : depuis le 17 mars, on peut voter en avance, ça concerne ceux qui ne pourront pas se déplacer dimanche. Près de deux millions de personnes ont déjà voté. On ne sera jamais sûrs que le processus est équitable, qu’ils ne vont pas tricher, remplacer des bulletins par les leurs. Pour nous, ce n’est pas assez transparent. »

    La suite, c’est ce vendredi, avec la dernière soirée de campagne électorale. L’ensemble des partis d’opposition se mobilise avec des réunions publiques par milliers dans tout le pays. Pour, malgré tout, grappiller encore quelques voix face à l’armée.

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