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    Asie-Pacifique

    Indonésie: prison pour avoir demandé à baisser le volume de l'appel à la prière

    media Près de 87% des Indonésiens sont musulmans et pratiquent un islam tolérant. Bay ISMOYO / AFP

    La condamnation à un an et demi de prison pour blasphème d'une Indonésienne bouddhiste, habitante de Tanjungbalai, dans le nord de Sumatra, a été confirmée mardi 9 avril en appel. Elle avait demandé de baisser le volume du haut-parleur de l'appel à la prière musulmane dans la rue. Une affaire hautement symbolique à une semaine des élections présidentielle et législatives le 17 avril.

    L'islam indonésien est-il en train de devenir intolérant ? En 2016, Meiliana, une Indonésienne d'ethnie chinoise se plaint du volume du haut-parleur de la mosquée appelant à la prière dans sa rue. Une fausse rumeur devient alors virale : une Chinoise aurait demandé d'interdire l'appel à la prière. Résultat : des émeutes contre les temples bouddhistes de la ville, une fatwa lancée par le conseil régional des ulemas et la police qui arrête Meiliana. Elle deviendra la première Indonésienne condamnée pour avoir jugé trop élevé le volume de l'appel à la prière.

    87% des Indonésiens sont musulmans et pratiquent en grande majorité un islam tolérant. La principale organisation musulmane, la Nahdlatul Ulama, a désapprouvé la condamnation de Meiliana. Le vice-président Jusuf Kalla avait, lui, déjà demandé dès 2015 aux mosquées de baisser le volume de l'appel à la prière.

    Le problème vient de la loi sur le blasphème, dénoncent les associations. L'Indonésie est officiellement une nation pluraliste. Mais la critique de la religion, en particulier l'islam, peut coûter cher. Surtout si elle émane de minorités ethniques. En 2018, le gouverneur de Jakarta, lui aussi d'ethnie chinoise, a été condamné pour blasphème à deux ans de prison. C'était un allié du président Joko Widodo, qui joue sa réélection le 17 avril prochain.

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