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    Asie-Pacifique

    Harcèlement sexuel: émotion au Bangladesh après la mort d'une femme brûlée vive

    media Des jeunes femmes bangladaises manifestent avec des photos de Nusrat Jahan Rafi, à Dacca, le 12 avril 2019. SAZZAD HOSSAIN/AFP

    Vive émotion au Bangladesh où une jeune femme de 19 ans a été brûlée vive pour avoir refusé de retirer sa plainte pour harcèlement sexuel. Des dizaines de milliers de personnes se sont rendues à son enterrement jeudi, et ce vendredi 19 avril, des centaines de manifestants se sont réunis à Dacca pour demander qu'un tribunal spécial soit créé pour les victimes de viol et d'attouchements.

    Étudiante au sein d'un séminaire islamique, Nusrat Jahan Rafi porte plainte au mois de mars dernier contre le directeur de son école, qu'elle accuse de l'avoir attouchée sexuellement plusieurs fois dans son bureau. L'homme, influent, est arrêté le jour même.

    Mais dans sa petite ville, Feni, les nouvelles vont vite. Des proches du directeur - étudiants, hommes politiques - manifestent pour qu'il soit libéré. Nusrat et sa famille reçoivent même des menaces.

    Onze jours plus tard, le 6 avril, Nusrat se fait attirer sur le toit de l'école, où cinq autres étudiants, habillés en burqa, l'attendent. Ils lui demandent de retirer sa plainte. Elle refuse. Elle est alors aspergée de kérosène et brûlée vive. Elle mourra cinq jours plus tard à l'hôpital.

    Quinze personnes ont été entendues dans le cadre de l'enquête, 7 sont poursuives pour meurtre. Selon la police, l'attaque était planifiée, elle avait même été commanditée par le directeur de l'école lui-même, qui est toujours en prison. Le plan initial étant de faire croire à un suicide. Tous risquent la prison à vie, voire la peine de mort. Et la Première ministre Sheikh Hasina a promis des sanctions exemplaires pour les coupables.

    Cette histoire d'une rare violence est désormais médiatisée, ce qui pourrait faire accélérer les procédures judiciaires. Mais en règle générale, au Bangladesh, la violence envers les femmes est rarement dénoncée, les victimes souvent intimidées, et les autorités locales peu diligentes sur ces sujets. Filmé, le chef du commissariat où Nusrat Jahan Rafi avait porté plainte lui avait rétorqué : « se faire attoucher, ce n'est pas un drame ».

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