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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: une «Loya Jirga» autour du président pour parler de la paix

    media Le président afghan Ashraf Ghani, en novembre 2018 à Genève. DENIS BALIBOUSE / POOL / AFP

    La « Loya Jirga » afghane, grande assemblée consultative entre membres de la société civile et du gouvernement se réunissant pour étudier les pourparlers de paix qui doivent être négociés avec les talibans au Qatar, a démarré ce lundi 29 avril 2019 à Kaboul, pour quatre jours, à l'initiative du président Ghani. Quelque 3 200 personnes sont venues de tout le pays avec un message en faveur de la paix.

    Avec notre correspondante à Kaboul,  Sonia Ghezali

    Ce lundi matin, les participants se sont installés sous un chapiteau, en présence du président Ashraf Ghani. Accompagné de son épouse Rula, ce dernier a salué à son arrivée toute l’assemblée, organisée en longues rangées successives. Puis il s'est exprimé. « Notre peuple nous observe en ce moment, et attend de nous que l'on parvienne à définir des propositions concrètes », a-t-il dit.

    Au premier rang : des membres du gouvernement, d'anciens chefs de guerre qui participent aux efforts de paix, comme Sayyaf, assis à la gauche du chef de l’État et désigner ce lundi chef de la Joya Jirga. Ou encore Sima Samar, présidente de la Commission indépendante afghane des droits de l’homme, et des ambassadeurs étrangers. Outre les militants des droits de l'homme et autres membres de la société civile, des parlementaires, des représentants de partis politiques.

    Quelque 30% des participants sont des femmes. Abdul Rab Rassoul Sayyaf s’est voulu rassurant dans son discours, notamment vis-à-vis des femmes, justement. « Certaines sont inquiètes. On m'a accusé d’ailleurs d’être contre les femmes. Mais peut-on être contre sa mère, son épouse, ses filles ? », a-t-il demandé.

    L'optimisme des participants

    L’état d’esprit général, c'est l'optimisme. Les différents participants viennent de tout l’Afghanistan, y compris de districts qui sont le théâtre de violents combats entre les talibans ou le groupe Etat islamique et les forces de sécurité afghanes. Il y a aussi les « barbes blanches », ces détenteurs souvent âgés et respectés du pouvoir communautaire local.

    À ceux qui craignent de voir s’installer un régime comme celui des années 1990, lorsque les talibans gouvernaient, Sayyaf répond : « Non, nous formulons une invitation à cohabiter. » Et de féliciter le président Ashraf Ghani de présenter les talibans comme une opposition politique. Aucun propos qui puisse sembler agressif ; la terminologie dans le discours était bien pesée.

    Quelques absences de marque

    Il y a tout de même des absents, comme le chef de l’exécutif Abdullah Abdullah, qui a refusé jusque-là de participer, bien que son portrait trône sur l’estrade près de celui du président. Une douzaine de candidats à la présidentielle de septembre prochain ont également décliné l’invitation. Changeront-ils d’avis dans les prochains jours ?

    C’est la question que tout le monde se pose. Leur absence révèle, une fois de plus, la fragilité du gouvernement afghan et la désunion de la classe politique. Et ce, alors que les talibans, qui ont refusé de participer à cette Loya Jirga, sont en position de force dans les discussions bilatérales qu’ils ont avec les États-Unis au Qatar.

    Les talibans ont décliné l'invitation, mais à la tribune, Ashraf Ghani les a remerciés d’avoir laissé les habitants des zones qu'ils contrôlent venir à Kaboul pour y prendre part. Dans l’assemblée, plusieurs participants réagissaient à hautes voix à ses propos, avec des formules religieuses pour montrer leur approbation. Dans l'après-midi, l'organisation des débats au sein de plusieurs comités devait être précisée.

    reportage
    Avant la Loya Jirga, recontre avec les «barbes blanches» 29/04/2019 - par Sonia Ghezali Écouter
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