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    Asie-Pacifique

    Football: Wang Shuang, star du PSG et des réseaux sociaux chinois

    media Wang Shuang et ses coéquipières du PSG, après son but contre l'OL en D1 le 18 novembre 2018 au stade Jean-Bouin, à Paris. FRANCK FIFE / AFP

    Le footballeur Kylian Mbappé, attaquant du PSG, a été élu meilleur espoir et meilleur joueur du Championnat de France 2018-2019, dimanche 19 mai 2019. Mais l’équipe féminine du PSG n’est pas en reste, puisque Marie-Antoinette Katoto a été élue meilleur espoir aussi. En Chine cependant, les fans n'ont d'yeux que pour la meneuse du club parisien : Wang Shuang, devenue une star sur Weibo, et qui défendra les couleurs de son pays cet été pour la Coupe du monde en France.

    De notre correspondant à Pékin,

    Élue meilleure joueuse asiatique en 2018, Wang Shuan fait un tabac sur les réseaux sociaux en Chine. Depuis qu’elle a été recrutée en août dernier au PSG, le club a tourné trois vidéos de celle qui s’est vite imposée comme sa joueuse vedette. Les Chinois se repassent en boucle son but face à Montpellier en février dernier, « l'éclair de la Chinoise », dixit le commentateur, marqué après 17 secondes de jeu (vidéo) contre celles qui termineront 3e du Championnat.

    Elle va vite, très vite. Et son pied gauche est redoutable. Car Wang Shuang est gauchère. Mais sur les vidéos qu’elle poste sur son compte Weibo, le Twitter chinois, on l’a voit plutôt éplucher des poireaux, découper des concombres (de la main gauche), et faire la cuisine dans son appartement parisien. Des scènes qui ont donné aux fans l’envie d’en savoir plus visiblement, d’où cette série tournée par le club parisien où la jeune femme, 23 ans, raconte sa vie à Paris.

    Les trois épisodes ont mis en ligne sur les comptes du Paris Saint-Germain en Chine, et en l’occurrence sur les plateformes Sina Weibo, TikTok et WeChat. Gros succès : les vidéos ont été vues plus de 8 millions de fois, selon l'agence Xinhua. Wang Shuang était déjà considérée comme un grand talent du football féminin chinois. Ses quatre buts avec l'équipe nationale ont par exemple permis à la Chine de se qualifier pour la Coupe du monde féminine cet été en France.

    Dans le premier épisode, on la voit sur un marché de Noël près de la tour Eiffel. Elle fait ça très bien, elle est très a l’aise avec la caméra, et n’aura peut-être pas de mal à se recycler en consultante TV quand elle en aura fini avec le ballon. « Bonjour, il fait froid, dit-elle, mais Paris est très jolie. » Magique pour le coup, avec toutes ces lumières, les vitrines de Noël et les petits chalets en bois, où l'on déguste des galettes et du vin chaud saison oblige.

    Plus loin, expérience ultime pour l’internationale chinoise : « Merci, merci beaucoup. Raclette ! » Et oui, autre spécialité hivernale, la raclette, du fromage fondu. « C’est trop bon, commente la star du PSG. Si vous venez à Paris, il faut absolument goûter ça. » C'est très bon, en même temps c’est mauvais pour les kilos, confie encore Wang Shuang dans un sourire. « Si je mange tout ça, il faudra que je coure au moins pendant une semaine », plaisante-t-elle.

    Wang Shuang, le 28 novembre 2018 à Mascate, capitale d'Oman, pour les awards du football asiatique. MOHAMMED MAHJOUB / AFP

    Seul problème au PSG ? La langue

    Le dernier épisode, fin mars, était consacré à la visite de la joueuse chinoise au parc Disneyland Paris, après un épisode 2 au musée Guimet. Des pérégrinations très suivies, cela n’a pas échappé à son club évidemment. Les responsables du PSG ne s’en cachent pas : la jeune femme est un sacré produit d’appel pour l’image de l'équipe parisienne, qui espère des retombées notamment en matière de vente de produits dérivés en République populaire de Chine.

    Sur place, on dénombre de plus en plus de fans du ballon rond depuis que le président chinois Xi Jinping a déclaré rêver d’une Coupe du monde dans son pays. Wang Shuang, qui a commencé sa carrière en 2012 dans sa ville natale de Wuhan, au centre-est, a ainsi attiré depuis son arrivée à Paris 650 000 nouveaux fans. Et elle fait aussi beaucoup pour le développement de son sport et du football féminin en Chine. Dans l’épisode 2 au musée, elle se confiait un peu plus.

    « J’ai beaucoup progressé sur les duels, en Asie on est moins fort sur les confrontations physiques », raconte la footballeuse, qui dit aussi et surtout qu’elle a assisté à des matchs au parc des Princes, et que l’ambiance y est incomparable. « Pour les hommes, les gradins sont pleins, il y a les chants des supporters, l’ambiance est excellente », dit-elle. Seul problème au PSG ? La langue. Mais comme l’équipe féminine compte 17 nationalités, elle s’est mise à l’anglais.

    Wang Shuang s’est fait remarquer dès ses débuts dans sa l'équipe des Wuhan Ladies. Puis elle a rejoint le club de Daejon, en Corée du Sud. En 2016, on l’a retrouve milieu de terrain au Dalian Quanjian (nord-est de la Chine), club avec lequel elle reporte deux Championnats de Chine. Elle est vue ici comme la successeure de Sun Wen, mais aussi, comme on a pu le lire dans la presse chinoise, comme une sorte de « Lionel Messi du football féminin ».

    Ceci dit, en Chine aussi, le football féminin est confronté au manque de structures, de supporters, de moyens. Mais il y a de plus en plus de joueuses et d'ambition. La presse affirme d’ailleurs que Wang Shuang aurait signé au PSG, relégué au second plan en championnat par l'Olympique lyonnais, meilleure équipe d'Europe, pour la moitié de ce qu’elle gagnait à Dalian. C'est de toute façon très loin des revenus des footballeurs.

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