GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 23 Septembre
Mardi 24 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Asie-Pacifique

    5G: favorables ou opposés, les États ne restent pas indifférents à Huawei

    media Huawei et sa 5G crystallisent les interrogations des pays, en particulier occidentaux, sur son influence. REUTERS/Stringer/File Photo

    La crispation des autorités américaines autour de Huawei, et en particulier autour de la 5G, polarise la planète entière. De nombreux pays refusent de voir le groupe chinois participer en tant qu’équipementier au déploiement de leur réseau. D'autres hésitent encore, tout en craignant une dépendance au fournisseur chinois.

    Dans le sillage des États-Unis qui, par le décret présidentiel, ont interdit à Huawei l’accès au territoire américain, de nombreux pays boycottent déjà le groupe chinois. C'est le cas notamment de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Le Japon devrait suivre le mouvement sous peu, poussé par Washington. Après de longues hésitations, soucieuse de rassurer ses alliés, l’Italie pourrait également rejoindre le camp des opposants. En Pologne, en Norvège et en République tchèque le pouvoir exécutif s’est ouvertement inquiété des risques liés à Huawei.

    Au Royaume-Uni, Theresa May a donné en avril son feu vert à Huawei pour participer de manière limitée au déploiement du réseau 5G. L’entreprise chinoise ne serait pas au cœur du réseau, mais interviendrait sur des infrastructures moins sensibles, comme les antennes des opérateurs télécom. Toutefois, ces mêmes opérateurs, comme EE (anciennement Everything Everywhere) et Vodafone ont suspendu leurs achats de téléphones du géant chinois. EE, qui vient de lancer son réseau ultrarapide, propose à ses clients des mobiles compatibles avec la 5G, mais pas ceux de Huawei. La décision finale du gouvernement britannique devrait être connue dans les semaines qui viennent.

    Les soutiens

    Dans le camp adverse, l'Allemagne et la Belgique n'ont rien trouvé contre le Chinois. L’équipementier ne sera pas exclu du réseau allemand 5G, malgré le mécontentement des États-Unis, qui menacent de réduire ou de cesser leur coopération en matière de renseignement avec Berlin. Le gouvernement d’Angela Merkel refuse d’être pris en étau dans le conflit entre ces deux géants. La Chine est le premier partenaire économique de l’Allemagne. Quant au Brésil, où Huawei produit deux de ses modèles de smartphones haut de gamme, le gouvernement de Jair Bolsonaro « voit d’un très bon œil » l’entreprise de Shenzhen. De son côté, la Malaisie a indiqué qu'elle allait continuer d'utiliser « autant que possible » ses équipements.

    L’Europe en ordre dispersé

    En Europe, l’Institut Montaigne penche du côté de ceux qui voudraient plus de régulation dans le déploiement de la 5G. Pour ce centre de réflexion, « l’impossibilité pour Huawei de démontrer l’absence de liens étroits et ineffaçables avec le parti État chinois rendent nécessaire d’écarter cette entreprise des infrastructures à risque ». Suivant ce principe de précaution, l’Institut rappelle que « des solutions industrielles européennes existent en Europe » notamment avec le suédois Ericsson et le finlandais Nokia. Dans la guerre entre les deux géants, il faut « considérer la 5G comme une infrastructure critique au service de la souveraineté européenne ».

    Quant à la France, elle demeure hésitante. Le projet de loi anti-Huawei, qui devrait être voté à la fin du mois de juin, fait polémique parmi les opérateurs. Ils veulent rester libres dans leur choix d'équipementiers télécoms, qu’ils soient européens ou chinois.

    L’Afrique, terre promise

    Banni des États-Unis, suspecté en Europe, Huawei progresse en Afrique. Quelque 660 millions d’Africains devraient posséder un smartphone en 2020. Présent déjà dans une quarantaine des pays, c’est en Égypte que le groupe de Shenzhen va déployer son réseau 5G lors de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). En plus de cela, l'entreprise chinoise envisage d'y installer une plateforme de données. Elle a signé un partenariat avec le principal opérateur téléphonique local.

    Les pays favorables ou opposés à l'opérateur chinois Huawei. ©RFI
    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.