GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 15 Juin
Dimanche 16 Juin
Lundi 17 Juin
Mardi 18 Juin
Aujourd'hui
Jeudi 20 Juin
Vendredi 21 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent
    États-Unis: Donald Trump lance officiellement sa campagne pour un deuxième mandat
    Dernières infos
    • Trump accuse les démocrates d'être guidés par «la haine»
    • Trump: «Le monde entier» envie la santé de l'économie américaine
    • Trump dénonce les «Fake News» dès le début de son meeting en Floride
    • Trump lance sa campagne pour 2020 depuis Orlando en Floride
    • Le Japon accuse un déficit commercial en mai, nouveau repli des exportations
    • Attribution du Mondial 2022 au Qatar: Michel Platini ressort libre de garde à vue
    • Canada: Trudeau annonce l'agrandissement d'un oléoduc controversé
    Asie-Pacifique

    Présidentielle au Kazakhstan: des centaines de manifestants arrêtés

    media A Almaty, la plus grande ville du pays, les policiers ont interpellé et conduit dans des véhicules des centaines de personnes, ce dimanche 9 juin. REUTERS/Mariya Gordeyeva

    Des centaines de manifestants ont été arrêtés ce dimanche 9 juin dans les deux principales villes du Kazakhstan, Nour-Sultan et Almaty, alors que se déroule la présidentielle dans le pays. C’est un scrutin historique car pour la première fois depuis l’indépendance du pays, en 1991, il se déroule sans la participation de Noursoultan Nazarbaïev, 79 ans. Ce dernier a annoncé sa démission en mars dernier, à la surprise des 18 millions d’habitants de cette ex-République soviétique riche en hydrocarbures. Mais ce qui est présenté comme une transition ressemble pour beaucoup à une simple perpétuation du régime autoritaire mis en place au cours des trois dernières décennies. Selon des sondages de sortie des urnes, Kassym-Jomart Tokaïev a été élu avec plus de 70% des voix.

    Avec notre correspondant régional à Tbilissi,  Régis Genté

    Les vidéos défilent sur les médias sociaux kazakhstanais. On y voit des policiers plonger dans de petits rassemblements et en extraire des citoyens pour les conduire dans des véhicules.

    Les observateurs sur place parlent de centaines d’arrestations, principalement dans la capitale Nour-Soultan et à Almaty.

    Ces manifestations, les plus importantes depuis trois ans, font suite à une série d’autres organisées depuis l’annonce de la démission de M. Nazarbaïev, voilà bientôt trois mois. Des manifestations qui avaient conduit le pouvoir à réprimer les médias entre autres.

    Difficultés économiques

    Le mécontentement s’enracine pour une part dans les difficultés économiques que connaît ce pays grand comme cinq fois la France, celui-ci dépendant lourdement des cours du pétrole qui se sont effondrés ces dernières années.

    Mais l’inquiétude populaire vient aussi de ce que chacun comprend que la transition du pouvoir n’est que de façade. Pour nombre de Kazakhstanais, le scrutin présidentiel de ce dimanche, avec ses sept candidats en lice, n'est qu’une mise en scène visant à faire croire qu’une véritable élection se déroule et que le système autoritaire de M. Nazarbaïev amorce une transition.

    Avec 70% des voix, selon des sondages à la sortie des urnes, Kassym-Jomart Tokaïev aurait été élu à la présidence. Le diplomate de 66 ans, apparaît donc comme le successeur désigné par M. Nazarbaïev, qui, lui, conserve de larges pouvoirs notamment en tant que président du Conseil de sécurité national, aux pouvoirs renforcés.

    Mais M.Tokaïev n’a ni la volonté ni les capacités de changer la nature du régime, autoritaire et corrompu. Et que ce qui est présenté comme une transition ne vise en fait qu’à préserver un système façonné depuis trois décennies.

    À lire aussi : Kazakhstan: une élection présidentielle orchestrée


    ♦ ANALYSE

    « Si Tokaïev est déclaré vainqueur, ce ne sera pas un signe rassurant »

    Pour les organisations de défense des droits de l'homme, la perspective d'une transition au Kazakhstan reste illusoire, explique Mihra Rittmann, chercheuse sur l'Asie centrale pour Human Rights Watch.

    « Ce qui s'est passé dimanche, les arrestations par la police de manifestants pacifiques, et même de journalistes parfois n'a rien de surprenant. Il est prouvé que le Kazakhstan restreint le droit de rassemblement et la liberté de la presse et la liberté d'expression. Donc ce qu'on a vu [dimanche, ndlr] indique que les autorités suivent le même chemin qu'avant pour répondre à l'expression de la contestation et aux manifestations. En mars dernier, il y a eu un moment capital, quand le président Nazarbaïev qui dirigeait le pouvoir depuis près de 30 ans a annoncé spontanément qu'il renonçait à ses fonctions, c'était complètement inédit. Et ça pouvait ouvrir la porte à un éventuel changement. Mais le président par intérim, qui est aussi le grand favori de cette élection, s'est engagé à poursuivre la même politique de Nazarbaïev. Donc si Kassym-Jomart Tokaïev est déclaré vainqueur du scrutin, disons que ce ne sera pas un signe de changement rassurant. »

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.