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    Asie-Pacifique

    Kazakhstan: Kassym-Jomart Tokaïev gagne la présidentielle avec 70,8% des voix

    media Noursoultan Nazarbaïev (à gauche) et Kassym-Jomart Tokaïev (à droite), le 20 mars 2019 à Astana. Nazarbaïev va conserver des fonctions clé dans le système politique du pays. REUTERS/Mukhtar Kholdorbekov

    Ce lundi 10 juin, la Commission électorale centrale a annoncé que le président par intérim du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a remporté la présidentielle anticipée de dimanche avec 70,8% des voix. Le scrutin a été marqué par d'importantes manifestations et des centaines d'arrestations. Les observateurs de l'OSCE soulignent le peu de place laissée à la critique du pouvoir ainsi que des « irrégularités généralisées ».

    Dans une élection marquée selon les observateurs par un « respect insuffisant des normes démocratiques », Kassym-Jomart Tokaïev (70,8% des voix) devance largement son plus proche rival, Amirjan Kossanov, qui n'a obtenu que 16,2% des suffrages. Le scrutin était convoqué dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale après la démission surprise en mars de Noursoultan Nazarbaïev, qui avait dirigé sans partage le pays depuis son indépendance en 1991.

    Une victoire qui ne faisait guère de doutes

    La victoire de M. Tokaïev, un diplomate de carrière de 66 ans, ne faisait guère de doute puisqu'il était soutenu par l'ex-président. Mais ce scrutin a surtout été marqué par d'importantes manifestations à travers le pays, les protestataires appelant au boycott d'une élection qu'ils estimaient jouée d'avance.

    Dans les deux principales villes kazakhes, la capitale Nur-Sultan et Almaty, des journalistes de l'AFP ont été témoins de plusieurs centaines d'arrestations. Au total, « environ 500 » personnes ont été conduites dans les commissariats des deux villes, selon les chiffres du vice-ministre de l'Intérieur Marat Kojaïev, qui en a rejeté la faute sur des « éléments radicaux » ayant organisé des « manifestations non autorisées ».

    Un mécontentement qui s’enracine pour une part dans les difficultés économiques que connaît ce pays grand comme cinq fois la France, celui-ci dépendant lourdement des cours du pétrole qui se sont effondrés ces dernières années, relate notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté. Mais ajoute-t-il, l’inquiétude populaire vient aussi de ce que chacun comprend que la transition du pouvoir n’est que de façade.

    Noursoultan Nazarbaïev garde des fonctions clé

    Malgré sa démission, Noursoultan Nazarbaïev conserve des fonctions clé dans le système politique kazakh. En 2015, pour son cinquième et dernier mandat, Noursoultan Nazarbaïev avait obtenu presque 98% des voix. Ses victoires électorales successives n'ont jamais été reconnues comme libres et justes par les observateurs internationaux. Au cours de sa campagne, M. Tokaïev a promis de se placer dans la continuité de son prédecesseur. Une de ses premières décisions en tant que président par intérim avait d'ailleurs été de renommer la capitale, Astana, « Nur-Sultan », du nom de son prédécesseur.

    « Un respect insuffisant des normes démocratiques » : c'est en ces termes que les experts de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont critiqué la présidentielle.

    L'élection présidentielle anticipée du 9 juin au Kazakhstan a été un moment significatif pour d'éventuelles réformes politiques, mais ce scrutin a été entaché de violations flagrantes des libertés fondamentales et de pression contre les voix dissidentes. Bien que 7 candidats représentant différents partis et associations et pour la première fois une femme ont pu participer à cette élection, des restrictions importantes imposées aux candidats et aux rassemblements pacifiques et à la liberté d'expression ont empêché le pluralisme politique...

    George Tsereteli, député georgien et chef de la mission de l'OSCE 10/06/2019 - par RFI Écouter
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