GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Aujourd'hui
Mardi 23 Juillet
Mercredi 24 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Le match de cricket Inde-Pakistan se jouait aussi sur les réseaux sociaux

    media Le match de la coupe du Monde de cricket à Old Trafford à Manchester le 16 juin 2019 entre le Pakistan et l'Inde s'est soldé par une victoire de ces derniers, AFP Photos/Paul Ellis

    L’Inde et le Pakistan se sont affrontés dimanche lors de la Coupe du monde de cricket, sport qui déchaîne les passions dans les deux pays. Mais cette rivalité dépasse le cadre du sport, étant donné les relations tendues entre ceux qu’on appelle les « frères ennemis d’Asie du sud ».

    De notre correspondant à New Delhi

    En février, l’Inde et le Pakistan se sont retrouvés à deux doigts d’un nouveau conflit armé, après un attentat terroriste visant l’armée indienne dans la région disputée du Cachemire. En Inde, on avait même appelé au boycott de la rencontre. Sur les réseaux sociaux et dans les médias, Indiens et Pakistanais se sont livrés à une guerre des mots et des images ces dernières semaines.

    Un pré-match sur les réseaux sociaux

    Les feux d’artifice ont retenti avant même la fin du match à New Delhi et dans d’autres villes du pays, l’équipe indienne, favorite à assez rapidement plie la partie. C’est toujours une grande satisfaction pour le pays vainqueur et une déception de la même ampleur pour le perdant dans ce duel unique au monde. Mais ce sont surtout les réactions d’avant-match qui donnent une idée de l’importance de cette confrontation.

    À titre d’exemple, l’ancien joueur pakistanais Wasim Akram avait lancé un appel au calme, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une guerre, et simplement d’un match de cricket. C’est toujours bon de le rappeler. Le Premier ministre du Pakistan, Imran Khan, qui est l’ancien capitaine légendaire de l’équipe nationale avait lui publié une série de tweets, dans lesquels ils prodiguaient des conseils en matière de stratégie pour battre l’équipe indienne. Partout dans les médias indiens, on ne parlait évidemment que de ce match depuis plusieurs jours. Ce match s’est déroulé dans un stade plein à craquer à Manchester, et rempli, il semblerait, à 90 % de supporters indiens.

    Haute tension entre l’Inde et le Pakistan

    Il y a quelques mois, il était difficile d’imaginer que ce match pouvait avoir lieu, alors que l’Inde et le Pakistan étaient à deux doigts d’un nouveau conflit armé. Après l’attentat meurtrier contre l’armée indienne le 14 février au Cachemire orchestré par un groupe terroriste pakistanais, l’Inde avait riposté pardes bombardements aériens en territoire pakistanais. Le Pakistan avait ensuite à son tour lancé ses avions de chasse côté indien dès le lendemain.

    S’en était suivi un bref combat aérien, lors duquel un chasseur indien avait été abattu et son pilote fait prisonnier par le Pakistan. Il avait ensuite été relâché dans un geste de paix, pour désamorcer cette dangereuse escalade des tensions. Mais dans ce climat particulièrement belliqueux, la fédération indienne avait néanmoins alors appelé au boycott du match contre le Pakistan pendant la Coupe du monde.

    ►À écouter aussi : Fréquence Asie - pour Kanwal Sibal, « ni le Pakistan ni l’Inde ne peuvent se permettre une guerre »

    Le portrait du Premier ministre pakistanais Imran Khan avait été même retiré du mur d’une prestigieuse association de cricket indienne. On pouvait donc facilement imaginer, à l’époque, que les deux nations refusent de s’affronter, même en territoire neutre.

    Un climat belliqueux qui continue sur les réseaux

    Après la victoire indienne, Amit Shah, le ministre indien de l’Intérieur s’est félicité « d’une nouvelle frappe indienne sur le Pakistan ». Dans des publicités d’avant-match, la chaîne indienne Star Sports, dont les recettes commerciales ont dépassé les 10 millions d’euros pour ce match faisait, pas si subtilement, référence à l’Inde comme le père du Pakistan, le match coïncidant avec la fête des Pères.

    Les Pakistanais eux sont allés un peu plus loin : ils ont réalisé une reconstitution de la vidéo d’interrogatoire du pilote indien qui avait été fait prisonnier, dont la diffusion avait déjà révolté l’Inde en février.

    Dans cette reconstitution, un acteur habillé du maillot de l’équipe indienne et portant la même moustache que le pilote, en forme de guidon, subit un interrogatoire pendant lequel il refuse de répondre à des questions sur la stratégie de l’équipe d’Inde. Cette publicité d’un goût douteux a suscité des réactions virulentes en Inde sur les réseaux sociaux.

    ►À écouter aussi : Inde-Pakistan  : les médias, caisses de résonance d’un patriotisme exacerbé

    Pas de quoi toutefois appeler à un nouveau boycott. Car le cricket reste avant tout un élément unificateur, presque une religion commune entre les deux pays et en Inde, personne ne veut réellement se priver d’assister à un duel au sommet contre son ennemi juré.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.