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    Asie-Pacifique

    Les chaises et les tables volent actuellement au Parlement afghan

    media Enceinte du Parlement afghan à Kaboul. WAKIL KOHSAR / AFP

    La table et la chaise du président de la Chambre du peuple qui volent. Une scène surréaliste s’est déroulée mercredi 19 juin en Afghanistan, où les esprits s’échauffent depuis plusieurs semaines. En cause : l'élection du président de la chambre basse du Parlement. Les résultats du vote, qui a eu lieu le 19 mai, ont été contestés par une partie des membres de l'institution. Depuis, le pouvoir législatif est paralysé.

    De notre correspondante dans la région,

    La Wolesi Jirga, la Chambre du peuple afghan, est dans une impasse. Les tensions se sont cristallisées autour de l'élection du président de la chambre basse de l'Assemblée nationale afghane - le Parlement -, donnant lieu récemment à des moments de grande tension.

    Les élections parlementaires ont eu lieu en octobre dernier dans tout l'Afghanistan. Et dans la capitale, Kaboul, ce fut un tel fiasco en termes d’organisation et de déroulement du scrutin, avec à la clé des suspicions de fraude, qu’il a fallu attendre sept mois pour avoir des résultats.

    C'est donc seulement le mois dernier, en mai, que s’est ouverte la première session pléniaire des 247 membres élus de la Wolesi Jirga, dont la première tâche était d'élire leur président. Le vote a bien eu lieu en mai, donnant vainqueur Mir Rahman Rahmani.

    Mais son rival conteste. Kamal Nasir Osuli crie alors à la fraude et s'ensuit une première scène de chaos à la Chambre, où un député se saisit du marteau du président et s’élance dans l’hémicycle, alors que tous les membres de l'enceinte sont debout dans le brouhaha.

    L'instance est ensuite en vacance forcée jusqu'à la fin du ramadan.

    Et ce mercredi, deuxième scène surréaliste. Le bureau en bois du président est renversé. Sa chaise vole par dessus l'estrade, tous les députés sont debout. C'est la cacophonie.

    C'est un désastre, déclare l'ambassadeur des États-Unis en Afghanistan: certains députés agissent selon des intérêts personnels et non dans celui du pays, ajoute t-il, précisant que les États-Unis sont « préoccupés » par cette situation.

    Sans paix au Parlement, « comment l’envisager avec les talibans ? »

    Des membres de partis de l'opposition remettent en cause les élections d’octobre. Le Parlement est faible, disent certains, parce que le processus électoral n'était pas transparent et le scrutin entaché de fraudes. Pour d'autres, le président Ashraf Ghani est responsable de cette situation.

    Sur Twitter, Les membres de la société civile expriment leurs plus vives critiques et inquiétudes. Une militante écrit : « C'est une crise de confiance, de responsabilité. Nous sommes une société profondément divisée, nos allégeances sont basées sur nos liens familiaux et notre appartenance ethnique. »

    Les tensions ethniques sont en effet au cœur de cette crises parlementaire, puisque les deux camps rivaux sont deux groupes ethniques différents d'Afghanistan, l'un constitué de Pachtounes, l'autre de Tadjiks et de Hazaras essentiellement.

    Sur le plan technique, 244 lois attendent leur passage à la Chambre. L’exercice même du pouvoir est affecté par cette paralysie du Parlement. Et cette crise intervient alors que des discussions de paix sont en cours entre les talibans et les États-Unis.

    Les insurgés refusent de discuter avec le gouvernement afghan, qu'ils qualifient d'illégitime. Ces tensions au Parlement ne peuvent que constituer un argument de plus dans leur argumentaire.

    Un journaliste local écrit sur Twitter : « Nous n'avons même pas la paix au sein de notre Parlement, comment l’envisager avec les talibans ? » C’est un peu la question que tout le monde se pose : une paix durable peut-elle être négociée et garantie dans un tel contexte politique ?

    ► À lire aussi : En Afghanistan, une armée en péril

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