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    Asie-Pacifique

    Amnesty dénonce la criminalisation de l'homosexualité dans l'armée sud-coréenne

    media Manifestation homophobe en marge de la Gay Pride de Séoul, le 1er juin 2019. AFP

    Les soldats conscrits homosexuels ou transgenres en Corée du Sud sont victimes de discriminations, de harcèlements et d’une véritable chasse aux sorcières de la part des autorités militaires, révèle un rapport accablant publié par l’ONG Amnesty International. Une homophobie institutionnalisée, inscrite dans le code pénal militaire, et qui, selon l’association, est toxique pour l’ensemble de la société sud-coréenne.

    De notre correspondant à Séoul,

    Le rapport d'Amnesty International raconte que des soldats et des conscrits sud-coréens, soupçonnés d’être gays, ont été victime d’interrogatoires très violents de la part des autorités militaires : téléphones confisqués et messageries inspectées, enquêtes, insultes, questions sur leur vie privée.

    Le code pénal militaire sud-coréen criminalise les relations sexuelles entre soldats masculins, même quand ils ne sont pas en service. Cette loi encourage dans les casernes une culture d’humiliation, de harcèlement et de violences verbales et physiques qui ciblent tout soldat jugé « efféminé ».

    Certains soldats victimes racontent des abus si graves. Comme ce conscrit violé et obligé par son supérieur à boire l’eau de la cuvette des toilettes. Certains disent avoir tenté de se suicider ensuite. Les agresseurs s’en sortent en toute impunité. D’autres soldats ont raconté avoir été envoyés dans des hôpitaux psychiatriques militaires, parce qu’ils étaient gays.

    Amnesty a recueilli les témoignages de 21 conscrits. Il faut savoir qu’en Corée du Sud, en raison de la menace nord-coréenne, le service miliaire est obligatoire. Il dure au minimum 21 mois. La moitié de la population sud-coréenne passe donc par l’armée. L’influence de ces pratiques militaires sur la société n'est donc pas anodine.

    Amnesty International estime que cette loi et le climat d’impunité entourant ces violations des droits de l’homme ont « un impact significatif » sur la société coréenne dans son ensemble. La loi militaire justifie et légitime les préjugés et les violences homophobes dans la société civile.

    La société sud-coréenne évolue-t-elle ?

    Il est encore très difficile d’être homosexuel en Corée du Sud. Lors de la dernière campagne présidentielle, le président Moon Jae-in, un ancien avocat des droits de l’homme, s’est dit « opposé » à l’homosexualité. Et le chef du principal parti d’opposition, l’ultra-conservateur Hwang Kyo-ahn, a récemment déclaré que « d’un point de vue politique, il ne faut pas accepter l’homosexualité ».

    Cela fait des années qu’une loi anti-discrimination, qui pourrait punir les nombreux abus dont sont victimes les communautés lesbienne, gay et transgenre, est bloquée au Parlement. En raison de l’opposition farouche des conservateurs et des très influentes Églises évangéliques sud-coréennes.

    Cependant, on note des améliorations significatives ces dernières années. Les mentalités commencent à changer et les homosexuels à mieux se faire accepter. Leur visibilité dans les films et à la télévision s’améliore lentement... Il y a 20 ans en Corée, se dire gay était impossible. Aujourd’hui, les plus courageux l’affichent ouvertement.

    En juin, la marche des fiertés à Séoul a attiré 70 000 participants selon les organisateurs, ce qui est un record ; il y a quelques années, la manifestation n’attirait que quelques dizaines de personnes qui se cachaient derrière des masques. Des stars de la K-pop, la musique pop coréenne, ont aussi ces derniers mois affiché leur soutien à la communauté LGBT.

    C’est nouveau, et ces gestes ont été salués comme courageux et nécessaires. Ces changements dans la société civile pourraient, à leur tour, avoir un impact sur le code pénal militaire et homophobe. La Cour constitutionnelle doit d’ailleurs, l’année prochaine, se prononcer sur la constitutionnalité de cette loi.

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