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    Asie-Pacifique

    Hong Kong: nouvelle manifestation, nouveaux heurts avec la police

    media Des militants pro-démocratie utilisent des parapluies pour se protéger des gaz lacrymogènes tirés par la police, le 28 juillet 2019. REUTERS/Tyrone Siu

    Des milliers de manifestants prodémocratie de Hong Kong se sont réunis à nouveau dimanche 28 juillet, 24 heures après les confrontations avec la police. La mobilisation statique a été autorisée, mais s’est rapidement mutée en marche. Les policiers anti-émeute ont dispersé les manifestants avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

    Avec notre envoyé spécial à Hong Kong, Zhifan Liu

    La seule manifestation autorisée par les autorités ce dimanche devait se tenir à Charter Garden, au sein du district central de Hong Kong, à quelques encablures seulement du centre politique. Les autorités n'avaient néanmoins permis qu'un rassemblement statique, interdisant la marche souhaitée par l'opposition.

    Une interdiction qui n’aura pas tenu longtemps, car une partie de la foule présente à Charter Garden s’est rapidement déplacée et s’est scindée en plusieurs groupes. Certains manifestants se sont rendus devant le commissariat de police, d’autres dans le quartier des grands magasins à Causeway Bay.

    Bureau de liaison

    Mais également à Sai Ying Pun, où se trouve le bureau de liaison de Pékin à Hong Kong : soit le symbole du pouvoir chinois dans l’archipel. Les manifestants savent alors que la confrontation avec la police est évidente.

    « Je suis vieux, j’ai 26 ans, la plupart qui sont en première ligne ont moins de 20 ans, je ne veux pas voir ça, car je suis leur grand frère, je dois les protéger. Ils tirent des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes ils frappent nos têtes, mais nous n’avons aucune arme avec nous. Nous avons seulement des parapluies et les parapluies ne sont pas des armes. »

    Alors que la nuit n’était pas encore tombée, les policiers avaient déjà tiré des dizaines de tirs de gaz lacrymogène, forçant les protestataires à se regrouper et faisant pas mal de dégâts dans les rangs des manifestants.

    Asthme, hyperventilation

    « Nous avons beaucoup de victimes de tirs de gaz lacrymogène, d’autres en hyperventilation ou qui ont de l’asthme, donc on doit les traiter aussi rapidement que l’on peut. Nous avons vu énormément de manifestants qui ont été frappés et traités violemment par la police, c’est notre devoir de sauver des vies », témoigne un sécouriste bénévole.

    Au fil de la soirée, les policiers avaient gagné du terrain et les manifestants ont dû se retirer dans d’épais nuages de fumée.

    Ces manifestations ont débuté il y a près de deux mois pour protester contre un projet de loi d’extradition vers la Chine. Une façon de dire « non » à l’influence grandissante de Pékin sur l’ancienne colonie britannique.

    Jets d'oeufs et d'encre

    Une semaine auparavant, un autre rassemblement a eu lieu devant le bureau de liaison. Des manifestants avaient dégradé l’emblème de la République populaire de Chine à coups de jets d’œufs et d’encre, une provocation avait été vécue comme une humiliation par Pékin, qui avait en réaction menacé de déployer l’armée si la situation était nécessaire.

    Avant le début du rassemblement de dimanche, de nombreux cars de police avaient été déployés autour du parc et des agents ont procédé à des opérations de fouille minutieuse, notamment dans le parc ou dansle métro hongkongais. Il y avait aussi, une forte présence du personnel ambulancier.

    Hong Kong a donc connu ce dimanche une nouvelle journée explosive, au lendemain des violences policières qui ont agité la manifestation illégale à Yuen Long. La police était intervenue utilisant du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. 11 personnes ont été arrêtées selon les autorités et 24 personnes ont été blessées.

    Je pense que tant que le gouvernement ne s’excuse pas sincèrement pour ce qu’il a provoqué, la situation ne se calmera pas. En tant que Hongkongaise, je continuerai de descendre dans la rue tant que le gouvernent ne répond pas à nos demandes. Avant, il y avait majoritairement des jeunes, mais maintenant peu importe que l’on soit riche ou pauvre, jeune ou vieux, beaucoup viennent manifester contre le projet d’extradition. Les gens peuvent voir que dans un Hong Kong sous le joug du communisme, l’État de droit n’existe plus. Vous pouvez le voir avec les gangsters en t-shirts blancs qui n’ont même pas pris la peine de couvrir leurs visages, alors qu’ils ont clairement été mandatés pour faire ce qu’ils ont fait. Enfin ils auraient pu mettre en place une commission d’enquête indépendante pour faire baisser la tension. Je pense que c’est quelque chose qu’ils auraient pu faire, mais ils ne l’ont pas fait.

    Selon une avocate présente à la manifestation, toute la population hongkongaise est désormais représentée dans le mouvement de contestation 28/07/2019 - par RFI Écouter
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