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    Asie-Pacifique

    Crise à Hong Kong: Pékin met la pression sur les personnels de la Cathay Pacific

    media Les employés de la Cathay Pacific ayant pris part à des rassemblements illégaux ou à des «actions violentes» sont interdits de vols dans l’espace aérien continental. Reuters

    Aux prises avec les manifestations de Hong Kong, qui se poursuivent ce week-end, la Chine s’en prend à la Cathay Pacific. Le bureau chinois de l’aviation civile a demandé à la compagnie aérienne emblématique de la région administrative spéciale de suspendre tous ses employés qui ont participé à des manifestations antigouvernementales.

    Avec notre correspondant à Pékin,  Stéphane Lagarde

    À compter de ce samedi 10 août, les employés de la Cathay Pacific ayant pris part à des rassemblements jugés illégaux, ou à des « actions violentes », sont interdits de vols dans l’espace aérien continental. C’est le système du crédit social, jusqu’alors réservé aux continentaux, qui est en fait ici appliqué aux Hongkongais. Pour l’administration de l’aviation civile de Chine (CAAC), ces équipages de la Cathay Pacific constituent un risque pour la sécurité aérienne.

    Le communiqué publié vendredi ordonne à la compagnie non seulement de ne pas les faire monter dans les avions au départ et à destination du continent, mais surtout, à partir de dimanche, de faire valider par l’administration la liste des personnels navigants avant d’utiliser l’espace aérien continental. Pour certains membres d’équipages souhaitant rester anonymes, cette décision est avant tout un moyen pour les autorités chinoises d’essayer de connaître les identités des « fauteurs de troubles ».

    En dehors d’un pilote de la Cathay accusé d’avoir pris part à des affrontements violents avec la police la semaine dernière ; en dehors d’un employé de la compagnie soupçonné d’avoir communiqué sur les réseaux sociaux l’horaire de vol de l’équipe de football de la police de Hong Kong se rendant au Jeux olympiques de la sécurité publique (pompiers et force de l’ordre), dans l’ouest chinois cette semaine, difficile de savoir qui, au sein de la compagnie, soutient ou non le mouvement contre la loi d’extradition.

    C'est également un avertissement directement envoyé au monde des affaires à Hong Kong. « Nous étudions très attentivement la directive et nous reconnaissons que la république administrative fait partie de la Chine », a répondu un porte-parole de la Cathay Pacific, compagnie fondée en 1946 et basée depuis lors à Hong Kong. Et d'ajouter toutefois que la société respectait les opinions privées de son personnel et ne pouvait dicter à ses employés ce qu’ils doivent penser.

    À lire aussi : Ces tactiques développées par les manifestants de Hong Kong

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