GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Dimanche 15 Septembre
Lundi 16 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Le témoignage d’une Coréenne victime de travail forcé fait pression sur Tokyo

    media Une statue symbolisant les «femmes de réconfort» qui ont été forcées de travailler dans des maisons closes de l'armée japonaise pendant la guerre. Photo prise à Nagoya, le 3 août 2019. Kyodo via REUTERS

    En Corée du Sud, une femme victime de travail forcé au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale a décidé de raconter publiquement son histoire. Un témoignage qui survient alors que la question des réparations pour les centaines de milliers de Coréens victimes de travail forcé est au cœur de la guerre commerciale qui s’aggrave entre la Corée du Sud et l’ancien occupant colonial nippon ces dernières semaines. Tokyo considère que cette question a été réglée par un traité signé en 1965, mais un tribunal coréen a condamné des entreprises japonaises à verser des indemnités. Le Japon a répondu par des représailles économiques.

    Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

    Kim Jeong-ju, 87 ans, est en colère. Cette Coréenne avait 14 ans quand elle a été envoyée travailler de force dans une aciérie au Japon. Elle raconte son expérience devant toute la presse étrangère à Séoul.

    « Quand ma sœur et moi avons été envoyées au Japon, on nous avait promis que nous irions au collège et au lycée. Mais en fait j’ai été envoyée travailler dans l’usine d’une entreprise appelée Fujikoshi. J’avais tellement faim, tout le temps (pleurs). J’étais une esclave. La nuit, nous avions tellement peur des bombardements aériens que nous gardions nos chaussures pour être prêtes à fuir si nécessaire (colère). Mais aujourd’hui, le Premier ministre japonais Shinzo Abe refuse de reconnaître que nous étions des esclaves. Je veux ses excuses. J’exige aussi des réparations. »

    À lire aussi : Kim Bok-dong, 87 ans et ex-«femme de réconfort», attend des excuses officielles du Japon

    Le timing de cette conférence de presse n’a pas été choisi au hasard : alors que les querelles historiques entre la Corée et le Japon s’enveniment et s’accompagnent de représailles commerciales grandissantes, les Coréens victimes de travail forcé veulent rappeler qu’ils ne doivent pas être oubliés. Ils veulent montrer que l’Histoire est de leur côté et ils cherchent à faire pression sur Tokyo.

    À lire aussi : Japon: un différend historique s'invite dans les échanges commerciaux avec Séoul

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.