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    Asie-Pacifique

    Hong Kong: les milieux d'affaires contraints de prendre position

    media Plusieurs entreprises à Hong Kong appellent à la fin des violences. REUTERS/Tyrone Siu

    Plusieurs compagnies hongkongaises ont publié ce vendredi 16 août des déclarations exprimant leur opposition aux violences et aux « actes illégaux », commis dans la région administrative spéciale alors que s'ouvre ce samedi un nouveau week-end de mobilisation.

    Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

    La tension reste vive à Hong Kong alors qu'un nouveau week-end de mobilisation commence par les manifestants prodémocratie. La police hongkongaise et les autorités chinoises ont averti que les auteurs de nouvelles violences seraient sévèrement réprimées.

    Dans le milieu des affaires, les déclarations se suivent et se ressemblent ces dernières heures. Magnats de la finance et grands patrons d’entreprises appellent unanimement à la fin des violences.

    « Aimer le territoire et la Chine »

    La fin des violences est aussi le message délivré ce vendredi par l’homme le plus riche de la région administrative spéciale: le roi de l’immobilier Li Ka-Shing. À 91 ans, il se fend d’une annonce dans les journaux invitant ses concitoyens à « aimer le territoire et la Chine ».

    Le message a été repris par les géants mondiaux de l’audit, KPMG, Ernst & Young, Deloitte et PricewaterhouseCoopers. Les quatre grands cabinets comptables ont écrit séparément au Global Times pour rappeler leur opposition à toute action mettant en cause la souveraineté nationale.

    Ces déclarations surviennent après que les entreprises y ont été fermement invitées. Le quotidien d’État affirme que des « membres de l’industrie et des internautes chinois » exhortaient ces mêmes cabinets « à licencier leurs personnels pro-émeutes ». Des pressions pour tenter d’éviter une forte mobilisation ce dimanche.

    Le 16 juin dernier à l’occasion de la marche ayant réuni deux millions d’opposants à la loi anti-extradition, plusieurs grandes entreprises hongkongaises avaient proposé à leurs employés de se mettre en télétravail, de façon à leur permettre de participer à la manifestation.

    « Biao tai » et intimidation

    Chaque fois qu’une opposition se manifeste, le pouvoir chinois exige que chacun prenne position. Dans le jargon communiste, cette prise de position s'appelle le « biao tai ». Dirigeants, institutions, individus doivent rentrer dans le rang, du moins officiellement.

    Cette unification de la pensée permet de trier les amis, des ennemis. Une tactique d’intimidation qui vient s’ajouter à la démonstration de force ce jeudi 15 août de la police armée du peuple dans un stade situé aux portes de Hong Kong ainsi qu'une menace d’intervention dans les médias d'État si le retour à l’ordre tarde à venir.

    Une démonstration de force de la police armée a eu lieu ce jeudi 15 août dans un stade près de Hong Kong. STR / AFP

    Le directeur général de Cathay Pacific, Rupert Hogg, a, quant à lui, échappé à cette pression en démissionnant ce vendredi de ses fonctions à la tête de la compagnie aérienne emblématique de la région administrative spéciale.

    Exprimer ses opinions personnelles

    D’autres tentent de manier l’art de l’esquive. « La meilleure intention peut aboutir au pire résultat », écrit Li Ka-shing dans son communiqué envoyé aux journaux. Une citation ambiguë tirée de la poésie Tang et interpréter par certains comme une condamnation des manifestants, de la police et des autorités.

    Dans sa déclaration, le cabinet Deloitte affirme pour sa part respecter le droit pour ses employés d’exprimer des opinions personnelles de manière pacifique et rationnelle, mais que ces déclarations ne représentaient pas la position de l’entreprise.

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