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    Un contrôle de police, une réunion et des privilèges qui indignent les Afghans

    media Vendredi 11 octobre, un contrôle de routine d'une voiture de parlementaires a failli tourner au drame à Kaboul. (Image d'illustration) REUTERS/Mohammad Ismail

    Sur la toile, un bras de fer s’est engagé entre des parlementaires et le ministère de l’Intérieur afghan. En cause : un contrôle de police qui a mal tourné. Sur les réseaux sociaux, le soutien se porte largement en faveur des policiers.

    De notre correspondante à Kaboul,

    Les faits remontent à vendredi soir, jour de repos en Afghanistan. Des voitures de parlementaires sont arrêtées à un barrage de police à Kaboul. Ces voitures sont de gros Land Cruiser Toyota, des gros 4x4 blindés aux vitres teintées. Un type de voiture très commun, très répandu en Afghanistan et utilisé par les diplomates, hommes d’affaires et hommes politiques. Les parlementaires aussi. Au barrage, les policiers demandent à contrôler l'intérieur des voitures. Le ton monte. Les agents de sécurité des parlementaires qui se trouvent à l’intérieur des véhicules refusent. La situation dégénère. Tous brandissent leurs armes et il s’en faut de peu pour que le simple contrôle de routine ne vire pas au drame.

    Une réunion extraordinaire pour contester l'application de la loi

    Sur les réseaux sociaux, les internautes expriment en grande majorité à quel point ils sont outrés. Parce que les contrôles des voitures qui circulent en ville sont habituels en raison des risques d’attentats. Chaque citoyen s’y soumet sans pouvoir contester cette pratique liée au contexte sécuritaire. Ce qui a particulièrement choqué la population, c’est la réunion extraordinaire qui s’est tenue en urgence au sein de l’assemblée parlementaire tard dans la soirée. Le ministre de l'Intérieur en personne a dû faire le déplacement pour s’expliquer sur le comportement des agents de la police. Comment justifier qu’une réunion extraordinaire ait lieu pour cette raison ? s’interroge certains internautes choqués.

    Un parlementaire de l'opposition a vivement réagi en twittant : « les législateurs ont organisé une réunion pour demander pourquoi la loi leur était appliquée et pourquoi leurs voitures teintées devraient être fouillées », à propos du député Ramazan Bashardost. Les députés accusent la police d’abuser de leur autorité et de les harceler. La police, elle, accuse les députés de se croire au-dessus de la loi et d'abuser de leurs privilèges.

    Les privilèges au cœur de la polémique

    Chaque député a droit a quatre gardes armés pour sa protection. Mais souvent il en a davantage. Certains députés ne cachent pas qu’ils possédaient jusqu'à récemment encore des roquettes, des mortiers à leur domicile pour leur protection. Un décret présidentiel a mis fin à cette pratique. Néanmoins les habitudes ont la peau dure.

    Des autorités ont révélé également que certains députés dupliquent les plaques d’immatriculation pour utiliser une seule et même plaque pour 4 ou 5 véhicules. « C’est contre la loi », s’insurgent des responsables. Difficile pourtant de s’élever contre les membres du Parlement. Preuve en est avec l'incident de vendredi soir.

    Une internaute tweete : « Malheureusement, ceux qui créent les lois en Afghanistan sont ceux qui sont au-dessus de ces mêmes lois ». « Les législateurs veulent une immunité totale en matière de primauté du droit », s’insurge encore le député Ramazan Bashardost. Il faut leur rappeler qu’ils sont comme des citoyens ordinaires dès lors qu’ils ne respectent pas la loi peut-on lire sur plusieurs posts sur Facebook et Twitter.

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