GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 9 Décembre
Mardi 10 Décembre
Mercredi 11 Décembre
Jeudi 12 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 14 Décembre
Dimanche 15 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Le clan Rajapakse en bonne position pour retourner au pouvoir au Sri Lanka

    media Gotabhaya Rajapaksa est le favori pour l'élection présidentielle au Sri Lanka qui aura lieu le 16 novembre 2019. REUTERS/Dinuka Liyanawatte

    Pour les élections présidentielles srilankaises qui se déroulent samedi 16 novembre, 35 candidats sont en lice. Un favori se détache : Gotabhaya Rajapakse, ancien secrétaire d’État à la Défense sous la présidence de son frère Mahinda Rajapakse. Il fait partie de ce clan politique qui a régné sur la vie de l’île entre 2005 et 2015.

    En ce dernier jour de campagne, Gotabhaya et Mahinda Rajapakse sont montés ensemble sur l’estrade pour une photo de famille, rapporte notre envoyé spécial au Sri Lanka, Sébastien Farcis. En plus de ces deux frères, 5 membres du clan Rajapakse sont en politique et pourraient occuper des postes-clés en cas d’élection de Gotabhaya à la présidence.

    D'ailleurs, Gotabhaya Rajapakse ne cache pas le fait que s'il est élu, il nommera son grand frère et ex-président Mahinda au poste de Premier ministre. Ce dernier qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter pourra ainsi retourner au pouvoir en contournant les textes officiels.

    Il y a un candidat principal qui s'oppose à Gotabhaya Rajapaske...

    Eleanor Pavey, politologue et spécialiste du Sri Lanka. 15/11/2019 - par Vincent Souriau Écouter

    La sécurité au cœur de la campagne

    Le retour des Rajapakse à la tête du Sri Lanka fait craindre une nouvelle mainmise de cette famille sur le budget du pays ainsi qu’une nouvelle politique de répression des dissidents. Ce népotisme déplait à Ashok Ginige, mais il est prêt à voter pour ce candidat au nom de la sécurité rapporte : « Sous le gouvernement sortant, les dettes ont augmenté et le niveau de vie a baissé. Et surtout, il a laissé se dérouler les attentats du dimanche de Pâques. Donc aujourd’hui, je veux voir revenir les Rajapakse. »

    Ce scrutin présidentiel a lieu dans un pays toujours en convalescence après les terribles attentats de Pâques. Cette série de huit attaques contre des églises et des hôtels de luxe avait été revendiquée par le groupe État islamique et a fait 269 morts au mois d’avril cette année. Le Sri Lanka n’avait pas connu pareille violence depuis la guerre entre le gouvernement et les séparatistes tamouls qui s’est achevée en 2009.

    Ce climat anxiogène profite à la famille Rajapakse. Gotabhaya Rajapakse est en effet un ancien militaire. Mais beaucoup dans les minorités ethniques et religieuses craignent cette famille politique, comme Ruki Fernando, militant des droits de l’homme dans l’ONG Inform : « Les minorités, les militants des droits de l’homme et les journalistes ont peur que Gotabhaya applique une politique de violente répression, car c’est ce qu’il a fait quand il était au pouvoir. »

    Il ne peut pas se permettre d'avoir un discours ultra-nationaliste...

    Eleanor Pavey, politologue et spécialiste du Sri Lanka. 15/11/2019 - par Vincent Souriau Écouter

    40 000 civils tamouls tués

    De nombreux opposants ou journalistes auraient été enlevés par l’armée quand il était au secrétariat d'État de la Défense, et certains n’ont jamais été retrouvés. Gotabhaya Rajapakse est actuellement accusé de torture par 10 victimes devant un tribunal américain.

    C’est en effet durant la présidence de la famille Rajapakse que la rébellion des Tigres tamouls a été écrasée à la fin des années 2000. Ils y ont gagné l’adoration d’une partie de la population au prix de plus de 40 000 civils tamouls tués.

    ►À écouter aussi : Fréquence Asie - Présidentielle au Sri Lanka : « un discours de rassemblement plutôt que de division »

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.